THEME 2 : la fin de la résidence administrative et de la mobilité choisie
· Dans le statut de l’ANPE, la résidence administrative (initialement, et encore le plus souvent limitée à la commune, bien que la notion ait été dégradée par l’application des statuts successifs), est déterminante et interdit sauf procédure disciplinaire aux hiérarchies de muter autoritairement l’agent.
· De ce fait, aujourd’hui la mutation est un droit qui, même restreint par les décisions prises après parution du statut de 2003, existe toujours et dont beaucoup de collègues peuvent bénéficier.
· A contrario, si le salarié d’une Assédic désire avoir un droit à la mobilité dans une autre Assédic, il doit candidater en externe en présentant un CV et se faire recruter avec un nouveau contrat de travail. Après un entretien d’embauche, où aucun représentant du personnel ne peut défendre sa demande, il devra, s’il est retenu, subir à nouveau une période probatoire de six mois qui décidera de son sort ; à l’issue, soit il reste dans son nouveau lieu de travail, soit il retourne dans son Assédic d’origine mais pas forcément dans son antenne d’origine !
Pas besoin de commentaires sur cette différence essentielle en matière de droit à la mobilité choisie.
Prochain tract : le droit au temps partiel
mardi 15 juillet 2008
jeudi 3 juillet 2008
Risques psychosociaux : un rapport sur le stress
Dans leur rapport sur les risques psychosociaux, remis au ministre du Travail le 12
mars dernier, le statisticien Philippe Nasse et le psychiatre Patrick Légeron font l'impasse
sur les conditions de travail génératrices de stress. Un parti pris contesté.
C'est un texte où il manque des mots essentiels, selon certains.
Les termes de "souffrance mentale" ou de "dépression professionnelle"
sont ainsi absents du Rapport sur la détermination, la mesure
et le suivi des risques psychosociaux, remis à Xavier Bertrand,
ministre du Travail, le 12 mars dernier.
Philippe Nasse, statisticien et vice-président du Conseil de la concurrence,
et Patrick Légeron, psychiatre et patron du cabinet de consultants Stimulus,
les deux auteurs de ce rapport, relèvent bien que "les troubles psychiques
constituent la première cause d'invalidité professionnelle".
Ils rappellent aussi que l'Institut national de recherche et de sécurité
(INRS) estime que le coût du stress au travail en France se situe
entre 0,8 et 1,6 milliard d'euros. Mais la question du lien
avec le travail - son organisation, son intensification,
son évaluation ou les modes de management - et l'activité
des salariés reste curieusement en creux dans leur rapport.
En quête d'un consensus, les deux auteurs ont
souhaité é éviter ce débat conflictuel……...
article complet :LETTRE CRHS CT N °2.pdf
mars dernier, le statisticien Philippe Nasse et le psychiatre Patrick Légeron font l'impasse
sur les conditions de travail génératrices de stress. Un parti pris contesté.
C'est un texte où il manque des mots essentiels, selon certains.
Les termes de "souffrance mentale" ou de "dépression professionnelle"
sont ainsi absents du Rapport sur la détermination, la mesure
et le suivi des risques psychosociaux, remis à Xavier Bertrand,
ministre du Travail, le 12 mars dernier.
Philippe Nasse, statisticien et vice-président du Conseil de la concurrence,
et Patrick Légeron, psychiatre et patron du cabinet de consultants Stimulus,
les deux auteurs de ce rapport, relèvent bien que "les troubles psychiques
constituent la première cause d'invalidité professionnelle".
Ils rappellent aussi que l'Institut national de recherche et de sécurité
(INRS) estime que le coût du stress au travail en France se situe
entre 0,8 et 1,6 milliard d'euros. Mais la question du lien
avec le travail - son organisation, son intensification,
son évaluation ou les modes de management - et l'activité
des salariés reste curieusement en creux dans leur rapport.
En quête d'un consensus, les deux auteurs ont
souhaité é éviter ce débat conflictuel……...
article complet :LETTRE CRHS CT N °2.pdf
FUSION ANPE / ASSEDIC : LA REMUNERATION
THEME 1 : LA REMUNERATION
· A l’ANPE nous sommes rémunérés sur 13 mois (si, si ! faites bien les calculs !) en tenant compte des parts variables fixes et de la prime d’intéressement cela fait un 13ème mois. Pour atteindre ce 13ème mois, il faut être à temps plein et ne pas avoir d’absence maladie de plus de 6 jours continus ou cumulés.
· Aujourd’hui, aux ASSEDIC les embauches se font au SMIC, point ! D’accord, les payes se calculent sur 14 mois et demi, ce qui fait une nette différence par rapport à nous. Nette ? pas tant que cela finalement car il faut tout comparer en la matière.
A l’Agence, nous avançons automatiquement d’indice tous les deux ans et ce, indépendamment du regard et des « affinités » de la hiérarchie à notre égard. En d’autres termes moins élégants : « le délit de sale gueule » ne peut justifier qu’un collègue ne bénéficie pas de son avancement ! Cela peut jouer, uniquement, sur les parts variables supplémentaires
· A contrario, aux ASSEDIC, un collègue peut rester bloqué pendant 2, 5, 10 et même 20 ans (exemple vérifié) dans le même indice ! L’avancement est uniquement lié au pouvoir discrétionnaire du hiérarchique. Et il ne faut pas croire qu’il suffise d’atteindre les objectifs individuels –notion qui existe officiellement aux ASSEDIC, avec incidence sur tous les éléments individuels liés à la vie professionnelle- pour obtenir cet avancement. Dans cet exemple, la collègue bloquée depuis 20 ans a justement donné un coup de collier pour améliorer ses performances individuelles et coller au rendement demandé… cela n’a rien changé !
Attention aux promesses alléchantes !!!
Prochain tract : l’abrogation de la résidence administrative et de la mobilité choisie
20/06/2008
· A l’ANPE nous sommes rémunérés sur 13 mois (si, si ! faites bien les calculs !) en tenant compte des parts variables fixes et de la prime d’intéressement cela fait un 13ème mois. Pour atteindre ce 13ème mois, il faut être à temps plein et ne pas avoir d’absence maladie de plus de 6 jours continus ou cumulés.
· Aujourd’hui, aux ASSEDIC les embauches se font au SMIC, point ! D’accord, les payes se calculent sur 14 mois et demi, ce qui fait une nette différence par rapport à nous. Nette ? pas tant que cela finalement car il faut tout comparer en la matière.
A l’Agence, nous avançons automatiquement d’indice tous les deux ans et ce, indépendamment du regard et des « affinités » de la hiérarchie à notre égard. En d’autres termes moins élégants : « le délit de sale gueule » ne peut justifier qu’un collègue ne bénéficie pas de son avancement ! Cela peut jouer, uniquement, sur les parts variables supplémentaires
· A contrario, aux ASSEDIC, un collègue peut rester bloqué pendant 2, 5, 10 et même 20 ans (exemple vérifié) dans le même indice ! L’avancement est uniquement lié au pouvoir discrétionnaire du hiérarchique. Et il ne faut pas croire qu’il suffise d’atteindre les objectifs individuels –notion qui existe officiellement aux ASSEDIC, avec incidence sur tous les éléments individuels liés à la vie professionnelle- pour obtenir cet avancement. Dans cet exemple, la collègue bloquée depuis 20 ans a justement donné un coup de collier pour améliorer ses performances individuelles et coller au rendement demandé… cela n’a rien changé !
Attention aux promesses alléchantes !!!
Prochain tract : l’abrogation de la résidence administrative et de la mobilité choisie
20/06/2008
FUSION ANPE / ASSEDIC : Mobilite forcée
THEME 2 : la fin de la résidence administrative et de la mobilité choisie
· Dans le statut de l’ANPE, la résidence administrative (initialement, et encore le plus souvent limitée à la commune, bien que la notion ait été dégradée par l’application des statuts successifs), est déterminante et interdit sauf procédure disciplinaire aux hiérarchies de muter autoritairement l’agent.
· De ce fait, aujourd’hui la mutation est un droit qui, même restreint par les décisions prises après parution du statut de 2003, existe toujours et dont beaucoup de collègues peuvent bénéficier.
· A contrario, si le salarié d’une Assédic désire avoir un droit à la mobilité dans une autre Assédic, il doit candidater en externe en présentant un CV et se faire recruter avec un nouveau contrat de travail. Après un entretien d’embauche, où aucun représentant du personnel ne peut défendre sa demande, il devra, s’il est retenu, subir à nouveau une période probatoire de six mois qui décidera de son sort ; à l’issue, soit il reste dans son nouveau lieu de travail, soit il retourne dans son Assédic d’origine mais pas forcément dans son antenne d’origine !
Pas besoin de commentaires sur cette différence essentielle en matière de droit à la mobilité choisie.
Prochain tract : le droit au temps partiel
30/06/2008
· Dans le statut de l’ANPE, la résidence administrative (initialement, et encore le plus souvent limitée à la commune, bien que la notion ait été dégradée par l’application des statuts successifs), est déterminante et interdit sauf procédure disciplinaire aux hiérarchies de muter autoritairement l’agent.
· De ce fait, aujourd’hui la mutation est un droit qui, même restreint par les décisions prises après parution du statut de 2003, existe toujours et dont beaucoup de collègues peuvent bénéficier.
· A contrario, si le salarié d’une Assédic désire avoir un droit à la mobilité dans une autre Assédic, il doit candidater en externe en présentant un CV et se faire recruter avec un nouveau contrat de travail. Après un entretien d’embauche, où aucun représentant du personnel ne peut défendre sa demande, il devra, s’il est retenu, subir à nouveau une période probatoire de six mois qui décidera de son sort ; à l’issue, soit il reste dans son nouveau lieu de travail, soit il retourne dans son Assédic d’origine mais pas forcément dans son antenne d’origine !
Pas besoin de commentaires sur cette différence essentielle en matière de droit à la mobilité choisie.
Prochain tract : le droit au temps partiel
30/06/2008
mardi 1 juillet 2008
Placement des chômeurs: Privé / Public
voir en suivant le lien:
Le rapport du ministère de l'emploi sur le placement des chômeurs (complet)
Résumé de la note d’étape de l’évaluation (23 juin 2008)
Depuis le mois de janvier 2007, l’Unédic et l’ANPE expérimentent de façon conjointe des prestations d’accompagnement renforcé des demandeurs d’emploi présentant des risques de chômage de longue durée :
un accompagnement renforcé de six mois environ pour 41 000 demandeurs d’emploi accompagnés par des opérateurs privés de placement (OPP), dans 10 régions, pour l’Unédic ; une prestation d’accompagnement renforcé « Cap Vers l’Entreprise » (CVE) de six mois, mise en oeuvre en interne dans 6 régions pour l’ANPE.
Le déroulement de ces expérimentations s’est opéré avec l’appui d’un protocole expérimental innovant, développé par les équipes de recherche du Crest et de l’Ecole d’Economie de Paris. Ce protocole permet d’établir des mesures de l’impact de chacun des parcours d’accompagnement renforcé, en limitant au maximum les biais susceptibles d’affecter les résultats. L’évaluation des expérimentations est coordonnée par un comité de pilotage présidé par Monsieur Claude Seibel et composé de représentants de la Dares, de l’ANPE et de l’Unédic.
Ce document d’étape est une synthèse des premiers résultats de l’évaluation. Il s’appuie sur trois ensembles de travaux disponibles en juin 2008 : un rapport intermédiaire d’évaluation des équipes du Crest et de l’Ecole d’Economie de Paris évaluant l’impact des parcours d’accompagnement sur les sorties des listes de l’ANPE vers l’emploi des cohortes entrées dans l’expérimentation au cours des trois premiers trimestres de 2007 ; des monographies menées sur huit territoires par deux cabinets de conseil Amnyos Consultants et Rom & Associés ;
les premiers résultats de l’enquête statistique menée par la DARES, en collaboration avec les directions statistiques de l’ANPE et de l’Unédic, auprès de demandeurs d’emploi entrés dans l’expérimentation au 2ème trimestre 2007.
A cette étape encore préliminaire de l’évaluation, il est évidemment trop tôt pour tirer un bilan global des expérimentations. Les résultats présentés ici livrent toutefois de premiers enseignements qu’il conviendra d’affiner au fil des mois.
Les résultats issus du protocole expérimental, disponibles à ce jour, portent sur les premiers mois qui suivent l’entrée dans l’expérimentation des cohortes des trois premiers trimestres de 2007. Le recul temporel est donc faible : 9 mois pour la cohorte du 1er trimestre 2007 ; 6 mois pour la cohorte du 2ème trimestre 2007 ; 3 mois seulement pour la cohorte du troisième trimestre de 2007. Ce faible recul a deux conséquences importantes qu’il convient de garder en mémoire dans l’interprétation des premiers résultats. D’une part, les dispositifs observés n’ont pas eu le temps de déployer tous leurs effets : le processus d’entrée en accompagnement renforcé a parfois été long et une part importante des demandeurs d’emploi observés n’est pas encore sortie des prestations expérimentées.
D’autre part la précision des résultats présentés à ce stade est nettement inférieure à celle que l’on peut attendre au terme de cette expérimentation, lorsque l’information statistique sera disponible pour l’ensemble des cohortes.
Au vu des premiers résultats disponibles, l’effet de l’accompagnement des OPP sur les sorties des listes de l’ANPE vers l’emploi à l’horizon de 9 mois est positif en moyenne mais son ampleur est trop faible pour que l’on puisse conclure avec certitude
1, à ce stade, qu’il est statistiquement significatif.
1 Avec moins de 5% de chances de se tromper.
2 L’effet positif du dispositif CVE sur la sortie vers l’emploi est plus net en moyenne et statistiquement
significatif. Son impact est toutefois très variable selon les cohortes et les publics (demandeurs
d’emploi indemnisables et non indemnisables correspondant à des flux d’entrées, stock de
demandeurs d’emploi de plus longue durée) et reste également entouré d’une marge d’imprécision.
L’analyse des processus, détaillée dans les enquêtes monographiques, livre des résultats intéressants.Elle rappelle que les expérimentations analysées dans ce rapport sont intervenues dans un contexte particulier, soit peu de temps après la mise en place de plusieurs évolutions majeures des modalitésn d’accompagnement des demandeurs d’emploi (PPAE et SMP). Leur pilotage a été fortement marqué par les objectifs quantitatifs de montée en charge, notamment pour satisfaire les obligations contractuelles liées aux marchés conclus entre l’Unédic et ses prestataires concernant les volumes de demandeurs d’emploi envoyés aux OPP. Le pilotage, au niveau régional et local, a été organisé de façon différenciée et parfois insuffisante. La localisation et l’accessibilité des opérateurs ou des plateformes semblent avoir eu un effet sur le taux d’acceptation des demandeurs d’emploi.
L’organisation sous forme de plateformes dédiées semble par ailleurs apporter une valeur ajoutée significative à la capitalisation au sein des équipes de conseillers et de consultants. Les enquêtes monographiques soulignent également la grande proximité des modalités d’accompagnement développées par les OPP et les équipes CV, en termes de contenu, organisation, affectation de conseillers dédiés avec des portefeuilles réduits de demandeurs d’emploi, méthodes, outils de travail et innovation dans les méthodes. La recherche d’emplois disponibles sur « le marché caché » reste un axe de progrès, ainsi que la meilleure intégration des ces prestations longues dans le suivi global du parcours du demandeur d’emploi. Pour les conseillers de l’ANPE et les consultants dans les OPP, ainsi que pour les demandeurs d’emploi concernés, ces modalités d’accompagnement renforcé améliorent les conditions de retour à l’emploi.
Ces résultats ouvrent d’ores et déjà la piste plusieurs pistes d’amélioration dont certaines pourraient être mises en oeuvre dès le second semestre 2008, avant même la nouvelle offre de service plus intégrée mise en place début 2009 : assouplissement des conditions de prolongation de l’accompagnement quand la situation le justifie, accès facilité des demandeurs accompagnés en OPP à certaines prestations spécifiques de l’ANPE (formations courtes, bilans de compétences), recherche d’une meilleure cohérence entre les systèmes d’information des OPP et ceux du service public de l’emploi. Un effort particulier devrait être consenti pour renforcer le pilotage global des parcours par l’ANPE, tout au long du déroulé des prestations, jusqu’à l’issue positive ou négative de l’accompagnement renforcé.
Parmi les résultats généraux de l’évaluation à engranger dans cette note d’étape, il convient de
souligner que, malgré la complexité de l’entreprise, le protocole exigeant qui a sous-tendu ces
expérimentations a constitué une innovation scientifique importante qui apportera des enseignements utiles aux deux institutions qui en ont accepté les disciplines rigoureuses. Le recours au tirage au sort pour l’affectation des demandeurs d’emploi aux dispositifs OPP et CVE a bousculé les pratiques des conseillers de l’ANPE et n’a pas toujours été bien compris ou accepté sur le terrain. Mais il a été la condition qui permet aujourd’hui de mesurer avec fiabilité, et avec une précision qui sera affinée au fil du temps, l’impact des deux programmes évalués.
Les premiers résultats présentés dans ce document d’étape seront enrichis au cours des prochains mois dans plusieurs directions. L’estimation de l’impact de l’accompagnement renforcé sur les sorties des listes de l’ANPE vers l’emploi sera progressivement affinée à mesure que l’évaluation prendra en compte un nombre plus important de cohortes observées sur une temporalité plus longue. Au terme de l’évaluation, l’impact de l’accompagnement renforcé sera évalué à un horizon de 12 mois pour toutes
les cohortes. L’enquête statistique auprès des demandeurs d’emploi entrés dans l’expérimentation au deuxième trimestre 2007 permettra de disposer d’éléments évaluatifs sur la qualité de l’emploi retrouvé à l’issue des parcours d’accompagnement et de connaître l’opinion des demandeurs d’emploi sur les prestations d’accompagnement proposées. Enfin, des analyses visant à tirer un bilan économique des expérimentations seront menées.
Les expérimentations d’accompagnement renforcé des demandeurs d’emploi
conduites par l’Unédic et l’ANPE
Le rapport du ministère de l'emploi sur le placement des chômeurs (complet)
Résumé de la note d’étape de l’évaluation (23 juin 2008)
Depuis le mois de janvier 2007, l’Unédic et l’ANPE expérimentent de façon conjointe des prestations d’accompagnement renforcé des demandeurs d’emploi présentant des risques de chômage de longue durée :
un accompagnement renforcé de six mois environ pour 41 000 demandeurs d’emploi accompagnés par des opérateurs privés de placement (OPP), dans 10 régions, pour l’Unédic ; une prestation d’accompagnement renforcé « Cap Vers l’Entreprise » (CVE) de six mois, mise en oeuvre en interne dans 6 régions pour l’ANPE.
Le déroulement de ces expérimentations s’est opéré avec l’appui d’un protocole expérimental innovant, développé par les équipes de recherche du Crest et de l’Ecole d’Economie de Paris. Ce protocole permet d’établir des mesures de l’impact de chacun des parcours d’accompagnement renforcé, en limitant au maximum les biais susceptibles d’affecter les résultats. L’évaluation des expérimentations est coordonnée par un comité de pilotage présidé par Monsieur Claude Seibel et composé de représentants de la Dares, de l’ANPE et de l’Unédic.
Ce document d’étape est une synthèse des premiers résultats de l’évaluation. Il s’appuie sur trois ensembles de travaux disponibles en juin 2008 : un rapport intermédiaire d’évaluation des équipes du Crest et de l’Ecole d’Economie de Paris évaluant l’impact des parcours d’accompagnement sur les sorties des listes de l’ANPE vers l’emploi des cohortes entrées dans l’expérimentation au cours des trois premiers trimestres de 2007 ; des monographies menées sur huit territoires par deux cabinets de conseil Amnyos Consultants et Rom & Associés ;
les premiers résultats de l’enquête statistique menée par la DARES, en collaboration avec les directions statistiques de l’ANPE et de l’Unédic, auprès de demandeurs d’emploi entrés dans l’expérimentation au 2ème trimestre 2007.
A cette étape encore préliminaire de l’évaluation, il est évidemment trop tôt pour tirer un bilan global des expérimentations. Les résultats présentés ici livrent toutefois de premiers enseignements qu’il conviendra d’affiner au fil des mois.
Les résultats issus du protocole expérimental, disponibles à ce jour, portent sur les premiers mois qui suivent l’entrée dans l’expérimentation des cohortes des trois premiers trimestres de 2007. Le recul temporel est donc faible : 9 mois pour la cohorte du 1er trimestre 2007 ; 6 mois pour la cohorte du 2ème trimestre 2007 ; 3 mois seulement pour la cohorte du troisième trimestre de 2007. Ce faible recul a deux conséquences importantes qu’il convient de garder en mémoire dans l’interprétation des premiers résultats. D’une part, les dispositifs observés n’ont pas eu le temps de déployer tous leurs effets : le processus d’entrée en accompagnement renforcé a parfois été long et une part importante des demandeurs d’emploi observés n’est pas encore sortie des prestations expérimentées.
D’autre part la précision des résultats présentés à ce stade est nettement inférieure à celle que l’on peut attendre au terme de cette expérimentation, lorsque l’information statistique sera disponible pour l’ensemble des cohortes.
Au vu des premiers résultats disponibles, l’effet de l’accompagnement des OPP sur les sorties des listes de l’ANPE vers l’emploi à l’horizon de 9 mois est positif en moyenne mais son ampleur est trop faible pour que l’on puisse conclure avec certitude
1, à ce stade, qu’il est statistiquement significatif.
1 Avec moins de 5% de chances de se tromper.
2 L’effet positif du dispositif CVE sur la sortie vers l’emploi est plus net en moyenne et statistiquement
significatif. Son impact est toutefois très variable selon les cohortes et les publics (demandeurs
d’emploi indemnisables et non indemnisables correspondant à des flux d’entrées, stock de
demandeurs d’emploi de plus longue durée) et reste également entouré d’une marge d’imprécision.
L’analyse des processus, détaillée dans les enquêtes monographiques, livre des résultats intéressants.Elle rappelle que les expérimentations analysées dans ce rapport sont intervenues dans un contexte particulier, soit peu de temps après la mise en place de plusieurs évolutions majeures des modalitésn d’accompagnement des demandeurs d’emploi (PPAE et SMP). Leur pilotage a été fortement marqué par les objectifs quantitatifs de montée en charge, notamment pour satisfaire les obligations contractuelles liées aux marchés conclus entre l’Unédic et ses prestataires concernant les volumes de demandeurs d’emploi envoyés aux OPP. Le pilotage, au niveau régional et local, a été organisé de façon différenciée et parfois insuffisante. La localisation et l’accessibilité des opérateurs ou des plateformes semblent avoir eu un effet sur le taux d’acceptation des demandeurs d’emploi.
L’organisation sous forme de plateformes dédiées semble par ailleurs apporter une valeur ajoutée significative à la capitalisation au sein des équipes de conseillers et de consultants. Les enquêtes monographiques soulignent également la grande proximité des modalités d’accompagnement développées par les OPP et les équipes CV, en termes de contenu, organisation, affectation de conseillers dédiés avec des portefeuilles réduits de demandeurs d’emploi, méthodes, outils de travail et innovation dans les méthodes. La recherche d’emplois disponibles sur « le marché caché » reste un axe de progrès, ainsi que la meilleure intégration des ces prestations longues dans le suivi global du parcours du demandeur d’emploi. Pour les conseillers de l’ANPE et les consultants dans les OPP, ainsi que pour les demandeurs d’emploi concernés, ces modalités d’accompagnement renforcé améliorent les conditions de retour à l’emploi.
Ces résultats ouvrent d’ores et déjà la piste plusieurs pistes d’amélioration dont certaines pourraient être mises en oeuvre dès le second semestre 2008, avant même la nouvelle offre de service plus intégrée mise en place début 2009 : assouplissement des conditions de prolongation de l’accompagnement quand la situation le justifie, accès facilité des demandeurs accompagnés en OPP à certaines prestations spécifiques de l’ANPE (formations courtes, bilans de compétences), recherche d’une meilleure cohérence entre les systèmes d’information des OPP et ceux du service public de l’emploi. Un effort particulier devrait être consenti pour renforcer le pilotage global des parcours par l’ANPE, tout au long du déroulé des prestations, jusqu’à l’issue positive ou négative de l’accompagnement renforcé.
Parmi les résultats généraux de l’évaluation à engranger dans cette note d’étape, il convient de
souligner que, malgré la complexité de l’entreprise, le protocole exigeant qui a sous-tendu ces
expérimentations a constitué une innovation scientifique importante qui apportera des enseignements utiles aux deux institutions qui en ont accepté les disciplines rigoureuses. Le recours au tirage au sort pour l’affectation des demandeurs d’emploi aux dispositifs OPP et CVE a bousculé les pratiques des conseillers de l’ANPE et n’a pas toujours été bien compris ou accepté sur le terrain. Mais il a été la condition qui permet aujourd’hui de mesurer avec fiabilité, et avec une précision qui sera affinée au fil du temps, l’impact des deux programmes évalués.
Les premiers résultats présentés dans ce document d’étape seront enrichis au cours des prochains mois dans plusieurs directions. L’estimation de l’impact de l’accompagnement renforcé sur les sorties des listes de l’ANPE vers l’emploi sera progressivement affinée à mesure que l’évaluation prendra en compte un nombre plus important de cohortes observées sur une temporalité plus longue. Au terme de l’évaluation, l’impact de l’accompagnement renforcé sera évalué à un horizon de 12 mois pour toutes
les cohortes. L’enquête statistique auprès des demandeurs d’emploi entrés dans l’expérimentation au deuxième trimestre 2007 permettra de disposer d’éléments évaluatifs sur la qualité de l’emploi retrouvé à l’issue des parcours d’accompagnement et de connaître l’opinion des demandeurs d’emploi sur les prestations d’accompagnement proposées. Enfin, des analyses visant à tirer un bilan économique des expérimentations seront menées.
Les expérimentations d’accompagnement renforcé des demandeurs d’emploi
conduites par l’Unédic et l’ANPE
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