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CCPR DU 1ER SEPTEMBRE 2008
INFORMATION COMMUNE DE TOUTES LES ORGANISATIONS SYNDICALES AUX AGENTS DE L'ANPE HAUTE-NORMANDIE
En préalable à la séance du CCPR du 1er septembre, nous avons fait une déclaration préalable commune dont voici le texte intégral:
"Monsieur le Directeur Régional, Mesdames, Messieurs les Représentants de l’établissement, Chers Collègues,
Sans préjuger des remarques que nous serons amenés à faire tout au long de ce CCPR, nous souhaitons faire une déclaration globale sur l’ensemble des points de l’ordre du jour.
En effet, chaque point peut paraître distinct des autres mais une lecture attentive des documents fait apparaître un tout cohérent.
Bien que ce CCPR ait été annoncé comme étant exclusivement consacré à la seule ANPE, nous constatons qu’il s’agit bien d’un projet d’ensemble pour la délivrance des services aux usagers.
Nous distinguons trois grands pôles :
1°) Des services à distance qui depuis le 3949 reprennent les services délivrés par l’Assedic et les services délivrés par l’ANPE. S’y rajoutent d’autres services à distance ou mutualisés, à l’usage des personnels, comme la plateforme prestations
2°) Un deuxième pôle issu des préconisations du groupe de travail régional, les Pôle Appui Gestion de demain. Curieusement, les PAG réduits jusqu’ici comme peau de chagrin, retrouvent grâce aux yeux de la Direction, avec de nouvelles missions comme l’animation d’ateliers et l’exécution de plans d’actions marketing auprès des entreprises.
3°) Enfin, nous identifions un troisième pôle, non exposé dans les documents aujourd’hui : les unités de réception au public qui assureront les services nécessitant des entretiens de face à face avec l’inscription, l’indemnisation, le suivi et le contrôle de la recherche d’emploi.
Ce qui nous est présenté aujourd’hui est bien la configuration opérationnelle de la nouvelle institution.
Nous constatons que l'on nous présente un projet, les PST, en CCPR, alors que son examen en CCPN n'est prévu que le 12 septembre.
Nous constatons également que c'est déjà très avancé, que dans les agences et structures, les responsables expliquent aux collectifs que, "de toutes façons, c'est déjà fait."
D'ailleurs, les formations sont déjà programmées.
Nous refusons ces méthodes qui, non seulement méprisent les représentants du personnel mais surtout, qui ravalent les agents au rang de piétaille qu'il faut faire avancer coûte que coûte à marche forcée.
Nous demandons donc le retrait du sujet des PST de l'ordre du jour.
Nous savons par ailleurs que le Délégué Régional, Monsieur Lopes, doit rendre pour le 30 septembre son projet régional dans le cadre du dialogue de performance.
Nous avons beaucoup de mal à comprendre la double démarche qui consiste d’une part à nous présenter aujourd’hui une réorganisation des services comme si seule l’ANPE était concernée, et d’autre part, les objectifs d’actions et d’organisation de la nouvelle institution.
Est-il prévu que Monsieur Lopes nous présente ses objectifs pour 2009 ?
Nous vous rappelons notre demande d’une réunion commune avec les institutions représentatives du personnel de l’Assedic et de l’ANPE convoquées par Monsieur Lopes, le même jour en un même lieu.
Le dialogue de performance, nouvelle étape, apparue depuis le 9 juillet dernier, impose plus que jamais cette réunion. Il serait inconcevable que le délégué régional ne présente pas les objectifs de la région Haute-Normandie ainsi que la première étape de mise en œuvre de la nouvelle institution aux représentants des personnels des deux institutions actuelles. Nous y verrions une véritable provocation qui concernerait chacune des OS présentes aujourd’hui."
Nous avons proposé de siéger uniquement pour examiner les transformations de postes non liées à la mise en place des plateformes téléphoniques, afin de ne pas pénaliser les collègues. Le DRA a refusé de dissocier ce point du reste de l'ordre du jour du CCPR.
Ce dernier n'a donc pas siégé. Il est reporté au 15 septembre. La CPL 4 se réunira le 17 septembre matin et la CPL 3 le 17 septembre après-midi.
Rouen, le 1er septembre 2008
mercredi 10 septembre 2008
L'Huma: Les missions de la future ANPE-Assedic
L'Huma :Politique - Article paru le 9 septembre 2008
social - économie
Chômage . Le futur opérateur de placement mettra en place le profilage des chômeurs et offrira des recrutements clé en main aux entreprises.
Avant son lancement effectif au 1er janvier prochain, la fusion entre l’ANPE et les Assedic prend corps peu à peu à travers l’instance provisoire, créée par la loi de fusion de février dernier et dirigée par Christian Charpy, ex-patron de l’ANPE.
Le conseil d’administration de l’instance, réuni ce matin, doit notamment donner un nom au futur opérateur, mais aussi définir ses missions. (remis pour raisons juridiques !)
La direction a ainsi remis aux partenaires sociaux ses « propositions relatives à l’offre de services du nouvel opérateur », marquées par la volonté de développer les prestations au service des entreprises, et d’accélérer le retour à l’emploi des chômeurs.
Un objectif d’autant plus pressant que la création du RSA, en obligeant les allocataires à s’inscrire à l’ANPE, va entraîner une forte augmentation du nombre de chômeurs déclarés.
Le Retour à l’emploi sous-traité:
Le projet reprend les grandes lignes du rapport Boulanger sur la fusion, remis en mai à la ministre de l’Emploi Christine Lagarde.
Pour les chômeurs, la direction confirme la mise en place, sans employer le terme, d’un profilage des chômeurs selon leur « risque statistique » de chômage longue durée. En fonction de cette sélection, l’opérateur prévoit « trois parcours personnalisés pour accélérer le retour à l’emploi ».
Le parcours « appui » consiste en un suivi serré des chômeurs les plus proches de l’emploi. Le parcours « accompagnement », pour les plus éloignés, suscitera, conformément au rapport Boulanger, la « mobilisation parallèle et complémentaire de prestataires externes, publics et privés » - autrement dit, il sera largement sous-traité.
Le dernier parcours consistera à aider le chômeur à créer son entreprise.
Dans le cadre de la fusion, la direction compte mettre en place au début de 2009 le « référent unique » pour chaque demandeur d’emploi, et dès octobre 2009, l’entretien unique d’inscription.
Ces innovations supposent des formations croisées des actuels agents ANPE et Assedic, pour qu’ils puissent répondre aux questions portant sur tous les aspects d’accompagnement et d’indemnisation. Mais vu les délais impartis, les formations risquent d’être hâtives.
La direction le prévoit d’ailleurs puisqu’elle compte « différer » la « notification détaillée » des droits : le chômeur ne connaîtra plus dès le premier entretien le montant exact de son allocation, mais seulement une évaluation.
limiter les « contacts directs spontanés »
Selon la direction, l’offre de service est marquée par « la préoccupation d’écoute des clients et de grande exigence dans la relation de service ». Concrètement, pourtant, le document confirme la tendance déjà à l’oeuvre aux Assedic comme à l’ANPE de limiter le plus possible les contacts directs spontanés entre agents et public.
Dans un souci de productivité, il préconise d’« utiliser les contacts physiques uniquement lorsque nécessaire » et sur rendez-vous, de développer les « services à distance » et l’Internet.
Le projet met en revanche le paquet sur les services à rendre aux entreprises. Le futur opérateur doit « augmenter sa part de marché », devenir un « acteur déterminant du recrutement ».
Pour cela, la direction proposera aux employeurs une « offre de service complète en matière d’accompagnement des recrutements » (publication de l’offre, sélection des candidats, assistance au recrutement, suivi des premiers mois dans l’emploi), sur le modèle des cabinets privés de recrutement.
Fanny Doumayrou
social - économie
Chômage . Le futur opérateur de placement mettra en place le profilage des chômeurs et offrira des recrutements clé en main aux entreprises.
Avant son lancement effectif au 1er janvier prochain, la fusion entre l’ANPE et les Assedic prend corps peu à peu à travers l’instance provisoire, créée par la loi de fusion de février dernier et dirigée par Christian Charpy, ex-patron de l’ANPE.
Le conseil d’administration de l’instance, réuni ce matin, doit notamment donner un nom au futur opérateur, mais aussi définir ses missions. (remis pour raisons juridiques !)
La direction a ainsi remis aux partenaires sociaux ses « propositions relatives à l’offre de services du nouvel opérateur », marquées par la volonté de développer les prestations au service des entreprises, et d’accélérer le retour à l’emploi des chômeurs.
Un objectif d’autant plus pressant que la création du RSA, en obligeant les allocataires à s’inscrire à l’ANPE, va entraîner une forte augmentation du nombre de chômeurs déclarés.
Le Retour à l’emploi sous-traité:
Le projet reprend les grandes lignes du rapport Boulanger sur la fusion, remis en mai à la ministre de l’Emploi Christine Lagarde.
Pour les chômeurs, la direction confirme la mise en place, sans employer le terme, d’un profilage des chômeurs selon leur « risque statistique » de chômage longue durée. En fonction de cette sélection, l’opérateur prévoit « trois parcours personnalisés pour accélérer le retour à l’emploi ».
Le parcours « appui » consiste en un suivi serré des chômeurs les plus proches de l’emploi. Le parcours « accompagnement », pour les plus éloignés, suscitera, conformément au rapport Boulanger, la « mobilisation parallèle et complémentaire de prestataires externes, publics et privés » - autrement dit, il sera largement sous-traité.
Le dernier parcours consistera à aider le chômeur à créer son entreprise.
Dans le cadre de la fusion, la direction compte mettre en place au début de 2009 le « référent unique » pour chaque demandeur d’emploi, et dès octobre 2009, l’entretien unique d’inscription.
Ces innovations supposent des formations croisées des actuels agents ANPE et Assedic, pour qu’ils puissent répondre aux questions portant sur tous les aspects d’accompagnement et d’indemnisation. Mais vu les délais impartis, les formations risquent d’être hâtives.
La direction le prévoit d’ailleurs puisqu’elle compte « différer » la « notification détaillée » des droits : le chômeur ne connaîtra plus dès le premier entretien le montant exact de son allocation, mais seulement une évaluation.
limiter les « contacts directs spontanés »
Selon la direction, l’offre de service est marquée par « la préoccupation d’écoute des clients et de grande exigence dans la relation de service ». Concrètement, pourtant, le document confirme la tendance déjà à l’oeuvre aux Assedic comme à l’ANPE de limiter le plus possible les contacts directs spontanés entre agents et public.
Dans un souci de productivité, il préconise d’« utiliser les contacts physiques uniquement lorsque nécessaire » et sur rendez-vous, de développer les « services à distance » et l’Internet.
Le projet met en revanche le paquet sur les services à rendre aux entreprises. Le futur opérateur doit « augmenter sa part de marché », devenir un « acteur déterminant du recrutement ».
Pour cela, la direction proposera aux employeurs une « offre de service complète en matière d’accompagnement des recrutements » (publication de l’offre, sélection des candidats, assistance au recrutement, suivi des premiers mois dans l’emploi), sur le modèle des cabinets privés de recrutement.
Fanny Doumayrou
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