Nous continuons à dénoncer une fusion à marche forcée qui détruit les missions de service public rendues aux usagers, les qualifications des personnels et leur rémunération, ainsi que leurs conditions de travail.
La mise en place de la mixité des équipes, des sites mixtes et des plateformes téléphoniques 3949 pour tous les services ex-Assedic et ex-ANPE est une véritable machine à « éliminer » le Demandeur d’Emploi, le tout aggravé encore dans le contexte actuel d’augmentation du chômage, par la mise en place de l’Offre Raisonnable d’Emploi et la modification des droits des allocataires dans le cadre des négociations sur la future convention d’assurance chômage : une seule filière, retour à la dégressivité, réduction du temps d’indemnisation, etc.
Cette fusion entraînera une réduction de 800 points d’implantation d’accueil au public (voir le rapport Boulanger et la Nouvelle Offre de Service de Pôle Emploi) et imposera aux personnels de Pôle Emploi une mobilité forcée, ainsi qu’aux usagers.
Dès aujourd’hui, 100 000 dossiers de liquidation des droits Assedic sont en souffrance, le délai du rendez-vous d’inscription est à un mois, compte tenu du renvoi vers les services à distance (internet, téléphone) et le courrier pour déposer les demandes d’allocation, les allers-retours des pièces manquantes peuvent entraîner jusqu’à un mois de délai de traitement, donc le chômeur peut devoir attendre jusqu’à trois mois avant de percevoir des indemnités ? Sans rien dire et sans rien faire ?
La réponse de l’INP (Institution Nationale Provisoire) d’augmenter la précarité en recrutant 1300 CDD et d’anticiper les départs en retraite par l’embauche de CDI, sans créations d’emplois, est une véritable provocation.
Les négociations qui ont eu lieu – à l’ANPE comme à l’UNEDIC - sur cet ensemble de problèmes et notamment sur les salaires n’apportent aucune réponse satisfaisante.
Les propositions faites en matière de rémunération : par un CICA référent unique, une mutuelle obligatoire à l’ANPE, et une éventuelle prime à la fusion payée en deux fois, ne répondent pas à la revendication légitime d’augmentation des salaires ni à la nécessaire évolution des grilles, tant du côté des Assedic que de l’ANPE.
Ce n’est pas le « meilleur » des deux qui est retenu dans cette affaire, mais le plus mauvais : plateformes téléphoniques, disparition de l’accueil en flux, conditions de travail dégradées de l’ANPE imposées au personnel de l’Assedic : perte de bureau individuel attitré, perte de m2, Baisse de qualification pour tous les personnels, etc.
La « valse » va commencer dès le début de l’année 2009 pour l’encadrement qui devra se positionner sur son propre poste en concurrence entre Assedic et ANPE. Ce n’est que le début, et augure mal pour le reste des personnels pour le pourvoi des postes futurs. Nous vous reposons une fois de plus la question du devenir de l’encadrement (dale, a/dale, aep) non retenu.
Lors du précèdent CCPR nous vous avions émis un avis défavorable à l’expérimentation envisagée dans la mise en œuvre des « TASK FORCES » Entreprise. Nous vous avons soumis une contreproposition qui nous semble plus adaptée à la situation actuelle en terme de besoin sur ce champ là. En effet, il est plus pertinent de renforcer notre action en termes d’ingénierie de l’emploi afin de travailler le plus possible en amont des besoins existants (gpec, formation des DE etc …….).
De toute évidence, pour de telles missions, la direction et le gouvernement considèrent qu’il n’y a pas besoin de personnel qualifié et mieux rémunéré, ni de conditions d’emploi et de travail satisfaisantes.
Pour toutes ces raisons, la cgt haute normandie émet un avis « contre « l’ensemble du dossier fusion.
Les Elues CGT HTE NORMANDIE
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