Les membres CGT et SNU du CHSCT demandent à la Direction de Pole Emploi qu’un cabinet soit nommé en consultation avec les OS afin qu’une expertise des risques psychosociaux soit effectuée site par site (inclus les sièges) et ce dans les plus brefs délais.
Compte tenu des différentes agressions constatées Cauchoise et Dieppe (dont les
membres du CHSCT n’ont pas eu a ce jour d’information officielle de la part de la
Direction malgré un arrêt de travail d’une durée de 8 jours), ceci légitime pleinement
notre demande.
Copies : Inspecteur du travail et médecin de prévention.
mardi 23 juin 2009
motion des membres chsct cgt pole emploi 16/06/09
Les membres CGT du CHSCT Pole Emploi rappellent au Directeur Régional que sa responsabilité est engagée dans le cadre de la mise en place des sites mixtes sans évaluation des risques psychosociaux et sans consultation des membres du CHSCT.
La CGT Pole Emploi se réserve le droit d’engager des poursuites dans le cas ou un collègue serait victime d’une agression dans l’exercice de ses fonctions.
La CGT Pole Emploi se réserve le droit d’engager des poursuites dans le cas ou un collègue serait victime d’une agression dans l’exercice de ses fonctions.
declaration préalable des membres cgt chsct du 16/06/09
Les membres CGT du CHSCT constatent une nouvelle fois que la direction se moque littéralement d’eux.
Sans vouloir revenir sur les précédentes réunions, nous remarquons que les plans remis pour l’information relative à la mise en place des sites mixtes du 2eme tir sont caduques ; dont certains depuis plusieurs années. Il existe pourtant dans tous les sites, des plans actualisés => plans d’évacuation par exemple……
Nous soulignons une fois de plus que la mise en œuvre à marche forcée de la fusion est belle et bien d’actualité !
Sans vouloir revenir sur les précédentes réunions, nous remarquons que les plans remis pour l’information relative à la mise en place des sites mixtes du 2eme tir sont caduques ; dont certains depuis plusieurs années. Il existe pourtant dans tous les sites, des plans actualisés => plans d’évacuation par exemple……
Nous soulignons une fois de plus que la mise en œuvre à marche forcée de la fusion est belle et bien d’actualité !
lundi 15 juin 2009
grève du 18 juin !
REFUSEZ DE PARTICIPER AU GRAND SHOW MEDIATIQUE IMPOSE DU 18 JUIN
Pour nous faire avaler des couleuvres :
Buffet à volonté, cadeau personnel et lavage de cerveau.
Pendant ce temps là, la situation déjà catastrophique se dégrade de jour en jour :
Missions, qualifications, organisation conditions de travail, c’est
LA PAGAILLE GENERALISEE
En effet, comment prétendre à une double compétence « d’interlocuteur unique » avec une formation de 3 jours !!! : Il s’agit au mieux d’un accueil de 1° niveau.
Des conditions de travail ahurissantes :
Mobilité contrainte, changements permanents, instabilité de l’encadrement, dilution des responsabilités, charge explosive des portefeuilles, multiplication des tâches, mise en œuvre à peine camouflée des objectifs individuels.
Un exemple d’intoxication publicitaire : l’effet d’annonce d’un renfort massif d’effectif qui se résume à… rien pour la Haute Normandie lorsque seront intégrés les ex conseillers RMI.
Résultat de cette fusion à marche forcée :
Du personnel en plein désarroi, la détresse évidente des demandeurs d’emploi, la grogne des employeurs (vous avez demandé le 3949… ? Tapez 1 et validez en tapant étoile…)
La CGT ex Assedic et ex ANPE a toujours alerté contre les risques majeurs de cette fusion, on nous accuse souvent d’être négatifs, la réalité quotidienne dépasse largement nos plus néfastes prévisions !!
Pour cela et pour tout ce qui nous attend encore, dites non à la grande messe publicitaire du 18 Juin
vendredi 5 juin 2009
GREVE DU 18 JUIN
Ne laissons pas passer l’été sans rien faire
Grève nationale le 18 juin
La mise en place de Pôle emploi jointe au contexte de la crise accentue la dégradation des missions, des qualifications, de l’organisation et des conditions de travail de l’ensemble des personnels.
La crise aura des effets profonds et durables sur l’emploi et demandera un renforcement tout aussi durable des effectifs et des moyens de Pôle Emploi.
Le gouvernement et la direction n’ont qu’un seul objectif, au-delà de l’effet d’affichage : mettre de la main d’œuvre à moindre coût à disposition du patronat par le biais de la coercition sociale. Ils avancent coûte que coûte quelles que soient les conséquences sur les usagers et la santé des agents.
L’arrivée massive des jeunes, la mise en place du plan seniors, les salariés victimes des plans sociaux, les personnes basculant dans le RSA, celles arrivant plus précocement dans les minima sociaux du fait de la durée d’indemnisation revue à la baisse, les demandeurs ex-dispensés de recherche d’emploi : les perspectives à venir ne cessent de s’assombrir. Les personnels de Pôle Emploi alertent solennellement l’opinion publique et exigent que soient prises toutes les dispositions afin que l’automne 2009 ne se transforme pas en un cataclysme social pour les usagers et les personnels de Pôle Emploi.
Les missions - les qualifications :
- Il doit être mis fin à toutes les directives qui nous transforment en auxiliaires de police, à la politique de « contractualisation du PPAE », au dispositif « offre raisonnable d’emploi » et au contrôle des papiers d’identité. Ce cadre de pressions et d’incitation à la multiplication du nombre de radiations transforme Pôle emploi en service coercitif et répressif contraire au droit des privés d’emploi, auxquels il est interdit de choisir les offres d’emploi et/ou de formation qui leur conviennent ;
- L’accueil ne doit pas être dévoyé en machine à refouler les demandeurs d’emploi ; toutes les mesures nécessaires à des conditions de réception dans le respect des personnes (demandeur et agent) doivent être prises : temps d’écoute, confidentialité, facilité et simplicité d’accès à l’information…
- La mise en oeuvre des services à distance (pôle-emploi.fr, 3949…), doit être strictement encadré par le droit des privés d’emploi à être reçus, quand ils en expriment le besoin, par du personnel qualifié ;
- L’importation dans Pôle emploi des modes de gestion des entreprises commerciales est profondément destructrice des missions de service public ;
- Le recours aux opérateurs privés de placement (OPP) ne cesse de s’accroître alors qu’il faudrait beaucoup plus de moyens pour Pôle emploi.
- Nous refusons les conditions opaques et aléatoires dans lesquelles se font les cédéisations et nous nous opposons à la décision de la Direction de recourir à l’Intérim.
L’organisation du travail – les conditions de travail :
ð La course à l’ouverture des sites mixtes, qui désorganise les services, doit être stoppée.
- Notre revendication de densification du réseau de Pôle emploi que la crise rend d’autant plus nécessaire, doit s’appuyer sur le maintien de tous les actuels points d’accueil du public et la constitution de sites « à taille humaine ». Cela évitera ainsi la mobilité forcée, pour les usagers comme pour les agents à qui on demande expressément de faire des fiches de vœux.
- La mobilité, qui doit se faire à l’initiative de l’agent public comme des salariés de droit privé, doit strictement respecter les garanties statutaires et conventionnelles.
- Les ponts imposés sont un holdup sur les droits des agents et confirment l’inégalité de traitement du personnel sur le territoire national.
ð La définition des emplois et des qualifications nécessaires à l’exercice des missions de Pôle emploi que nous revendiquons, implique la mise en cause des actuelles formations indigentes de « conseillers personnels ». Elle exige l’élaboration d’un plan de formations initiales et continues incluant des garanties statutaires et conventionnelles précises ; nous revendiquons un respect des métiers et des qualifications.
- La taille trop importante des portefeuilles, le temps réduit accordé aux traitements des dossiers d’indemnisation, ont des conséquences néfastes sur le service rendu en direction des chômeurs.
- L’intensification des charges et des rythmes de travail exige l’arrêt du management par les objectifs et un plan d’embauches massives, assorties des formations indispensables, pour mener à bien des missions qui répondent aux besoins des usagers dans le respect du service public.
ð Nous exigeons que l’ensemble des demandeurs d’emploi soumis à l’obligation de recherche d’emploi en France métropolitaine et dans les DOM, soit inclus dans la publication des chiffres mensuels de la demande d’emploi pour rendre compte de la réalité des inscriptions et la quantité de travail demandé au personnel tant du côté de l’indemnisation que du côté de l’accompagnement.
ð Nous constatons un encadrement déstabilisé, constamment remis en cause et vivant des risques de déclassement, chargé de transmettre en cascade la pression qu’il subit sur les collectifs et les équipes, aussi bien dans le réseau que dans les structures.
ð Les activités professionnelles de travail structurées par un système informatique normatif, auxquelles s’ajoutent une évaluation et un contrôle managérial permanents accompagnent la dégradation des services rendus.
- Les aménagements non concertés et la réduction des espaces de travail, dans des locaux inadaptés, participent à ces risques et multiplient les situations de nomadisme professionnel.
De façon générale, les orientations mises en œuvre par la direction dégradent les qualifications et les garanties collectives des personnels. Partout la violence des restructurations accroît les risques psychosociaux.
Pour des conditions de travail et de réception des usagers humaines, nous exigeons la mise en place d’un plan d’urgence :
- Réception des usagers en maintenant les agents sur leurs métiers initiaux (ex RAC et ex ANPE).
- Renforts en effectifs massifs immédiatement pour répondre aux besoins des usagers dans le respect du service public.
- Un bureau attitré par agent.
- Pas de portefeuille au dessus de 60 DE par agent et 30DE en accompagnement renforcé.
- Refus de la mobilité forcée.
- Densification du réseau.
- Abrogation du dispositif de l’offre raisonnable d’emploi.
- Non au travail d’auxiliaire de police.
- Non aux recrutements d’intérimaires.
- Revalorisation salariale conséquente
Nous exigeons un moratoire sur la fusion à marche forcée.
Pour toutes ces raisons, nous appelons les personnels de Pôle emploi à une grève nationale de 24h, le 18 juin 2009.
Grève nationale le 18 juin
La mise en place de Pôle emploi jointe au contexte de la crise accentue la dégradation des missions, des qualifications, de l’organisation et des conditions de travail de l’ensemble des personnels.
La crise aura des effets profonds et durables sur l’emploi et demandera un renforcement tout aussi durable des effectifs et des moyens de Pôle Emploi.
Le gouvernement et la direction n’ont qu’un seul objectif, au-delà de l’effet d’affichage : mettre de la main d’œuvre à moindre coût à disposition du patronat par le biais de la coercition sociale. Ils avancent coûte que coûte quelles que soient les conséquences sur les usagers et la santé des agents.
L’arrivée massive des jeunes, la mise en place du plan seniors, les salariés victimes des plans sociaux, les personnes basculant dans le RSA, celles arrivant plus précocement dans les minima sociaux du fait de la durée d’indemnisation revue à la baisse, les demandeurs ex-dispensés de recherche d’emploi : les perspectives à venir ne cessent de s’assombrir. Les personnels de Pôle Emploi alertent solennellement l’opinion publique et exigent que soient prises toutes les dispositions afin que l’automne 2009 ne se transforme pas en un cataclysme social pour les usagers et les personnels de Pôle Emploi.
Les missions - les qualifications :
- Il doit être mis fin à toutes les directives qui nous transforment en auxiliaires de police, à la politique de « contractualisation du PPAE », au dispositif « offre raisonnable d’emploi » et au contrôle des papiers d’identité. Ce cadre de pressions et d’incitation à la multiplication du nombre de radiations transforme Pôle emploi en service coercitif et répressif contraire au droit des privés d’emploi, auxquels il est interdit de choisir les offres d’emploi et/ou de formation qui leur conviennent ;
- L’accueil ne doit pas être dévoyé en machine à refouler les demandeurs d’emploi ; toutes les mesures nécessaires à des conditions de réception dans le respect des personnes (demandeur et agent) doivent être prises : temps d’écoute, confidentialité, facilité et simplicité d’accès à l’information…
- La mise en oeuvre des services à distance (pôle-emploi.fr, 3949…), doit être strictement encadré par le droit des privés d’emploi à être reçus, quand ils en expriment le besoin, par du personnel qualifié ;
- L’importation dans Pôle emploi des modes de gestion des entreprises commerciales est profondément destructrice des missions de service public ;
- Le recours aux opérateurs privés de placement (OPP) ne cesse de s’accroître alors qu’il faudrait beaucoup plus de moyens pour Pôle emploi.
- Nous refusons les conditions opaques et aléatoires dans lesquelles se font les cédéisations et nous nous opposons à la décision de la Direction de recourir à l’Intérim.
L’organisation du travail – les conditions de travail :
ð La course à l’ouverture des sites mixtes, qui désorganise les services, doit être stoppée.
- Notre revendication de densification du réseau de Pôle emploi que la crise rend d’autant plus nécessaire, doit s’appuyer sur le maintien de tous les actuels points d’accueil du public et la constitution de sites « à taille humaine ». Cela évitera ainsi la mobilité forcée, pour les usagers comme pour les agents à qui on demande expressément de faire des fiches de vœux.
- La mobilité, qui doit se faire à l’initiative de l’agent public comme des salariés de droit privé, doit strictement respecter les garanties statutaires et conventionnelles.
- Les ponts imposés sont un holdup sur les droits des agents et confirment l’inégalité de traitement du personnel sur le territoire national.
ð La définition des emplois et des qualifications nécessaires à l’exercice des missions de Pôle emploi que nous revendiquons, implique la mise en cause des actuelles formations indigentes de « conseillers personnels ». Elle exige l’élaboration d’un plan de formations initiales et continues incluant des garanties statutaires et conventionnelles précises ; nous revendiquons un respect des métiers et des qualifications.
- La taille trop importante des portefeuilles, le temps réduit accordé aux traitements des dossiers d’indemnisation, ont des conséquences néfastes sur le service rendu en direction des chômeurs.
- L’intensification des charges et des rythmes de travail exige l’arrêt du management par les objectifs et un plan d’embauches massives, assorties des formations indispensables, pour mener à bien des missions qui répondent aux besoins des usagers dans le respect du service public.
ð Nous exigeons que l’ensemble des demandeurs d’emploi soumis à l’obligation de recherche d’emploi en France métropolitaine et dans les DOM, soit inclus dans la publication des chiffres mensuels de la demande d’emploi pour rendre compte de la réalité des inscriptions et la quantité de travail demandé au personnel tant du côté de l’indemnisation que du côté de l’accompagnement.
ð Nous constatons un encadrement déstabilisé, constamment remis en cause et vivant des risques de déclassement, chargé de transmettre en cascade la pression qu’il subit sur les collectifs et les équipes, aussi bien dans le réseau que dans les structures.
ð Les activités professionnelles de travail structurées par un système informatique normatif, auxquelles s’ajoutent une évaluation et un contrôle managérial permanents accompagnent la dégradation des services rendus.
- Les aménagements non concertés et la réduction des espaces de travail, dans des locaux inadaptés, participent à ces risques et multiplient les situations de nomadisme professionnel.
De façon générale, les orientations mises en œuvre par la direction dégradent les qualifications et les garanties collectives des personnels. Partout la violence des restructurations accroît les risques psychosociaux.
Pour des conditions de travail et de réception des usagers humaines, nous exigeons la mise en place d’un plan d’urgence :
- Réception des usagers en maintenant les agents sur leurs métiers initiaux (ex RAC et ex ANPE).
- Renforts en effectifs massifs immédiatement pour répondre aux besoins des usagers dans le respect du service public.
- Un bureau attitré par agent.
- Pas de portefeuille au dessus de 60 DE par agent et 30DE en accompagnement renforcé.
- Refus de la mobilité forcée.
- Densification du réseau.
- Abrogation du dispositif de l’offre raisonnable d’emploi.
- Non au travail d’auxiliaire de police.
- Non aux recrutements d’intérimaires.
- Revalorisation salariale conséquente
Nous exigeons un moratoire sur la fusion à marche forcée.
Pour toutes ces raisons, nous appelons les personnels de Pôle emploi à une grève nationale de 24h, le 18 juin 2009.
TOUS EN GREVE LE 18 JUIN §
Grève le 18 juin
Pôle emploi :
Un bilan complètement négatif
La loi sur la fusion a été adoptée le 13 février 2008, mais qu’en est-il vraiment ?
Rappelons les raisons affichées par le candidat Sarkozy pour que cette fusion se fasse.
Le slogan était «plus de proximité et un interlocuteur unique capable de répondre à tous types de questions de l'inscription au reclassement en passant par l'indemnisation et le suivi» donc deux « idées » : une plus grande proximité géographique et un seul interlocuteur polyvalent.
Faisons le bilan réel de ces deux affirmations, l'une après l'autre.
« Plus de proximité »
Avant fusion, il y avait 650 implantations Assedic et 900 implantations ANPE ; si certaines villes n'avaient que l’une des deux, cela représentait plus de 1500 implantations au total. Le Directeur général, lors de son audition au Sénat, a affirmé que Pôle Emploi serait constitué de 946 sites mixtes à fin octobre 2009 (soit à peine plus que les ex-implantations ANPE) Cela créera des déserts complets. De plus, les implantations à venir sont loin d'être en phase avec les réseaux de transports en commun.
Comme d'habitude, ce seront les zones rurales qui seront délaissées. Nous allons vers des (très) grosses unités au détriment des services de proximité (voir à ce sujet la colère du Député Maire UMP de la Ferté-Alais). Dans certaines petites localités, il y avait soit l'ANPE ou l'ASSEDIC, mais demain dans tous les cas de figure, le demandeur d'emploi devra faire 30 km ou plus par tous les temps (parfois à mobylette ou à vélo, moyens de transport dont vous faites la promotion) pour se rendre, chaque mois, à ses convocations. Quelle drôle de conception de la «proximité» !
De plus, cette restructuration immobilière, faite à la hâte pour satisfaire là aussi un « bon de commande » présidentiel, sans référentiel établi, négocié avec les Représentants du Personnel, est bien loin d’assurer la meilleur ergonomie possible aux agents (Un bureau affecté à chaque agent) et de prendre en compte les impératifs de sécurité (double accès dans chaque bureau, dont l’un donnant sur un couloir de dégagement). De plus elle s’effectue sans moyen financier adapté à reconfigurer les aménagements des agences en fonction de la nouvelle offre de service, et des flux de visites. Les dossiers présentés dans les différents comités d’établissements sont des bidouillages de combinaisons entre les réseaux Assédic et Anpe sans réelle cohérence. Conséquences, les personnels perdent leur temps en déplacements inutiles et les DE sont dans des espaces qui ne conviennent pas, avec le plus souvent une signalétique défaillante. Pire, à terme, Pôle Emploi se retrouvera avec un parc immobilier inadapté tant au niveau du nombre et des lieux d’implantation qu’en terme de fonctionnalité pour faire face à ses missions. Quelle gabegie en perspective !
«L'interlocuteur unique»
Auparavant, dans les deux organismes (ANPE et ASSEDIC), les temps de formation aux réglementations étaient d'environ 6 mois pour en appréhender la théorie. Maintenant, il faudrait aux collègues issus de l’ASSEDIC être formés et performants sur 35 domaines, dont l’examen montre bien qu’un une vraie formation ne peut absolument, pas tenir dans les 7 jours de la session.
Par ailleurs, il faut savoir par exemple que la réglementation de l'Assurance Chômage tient compte des particularités professionnelles à travers 12 annexes différentes en plus du régime général, car les spécificités d'exercice des métiers des marins de commerce ne sont pas les mêmes que celles des ouvriers agricoles, des personnels navigants de l'aviation civile ou des assistantes maternelles. Par exemple, le fait qu'un marin de commerce ne puisse pas rentrer chez lui une fois son «quart» à bord terminé est pris en compte par la réglementation dans le calcul de « l'affiliation » (temps de travail nécessaire pour ouvrir des droits) en intégrant les congés dans cette affiliation.
La « simplification » demandée par Monsieur Wauquiez aboutirait à la création d’une allocation forfaitaire unique a minima, ouvrant la porte à une indemnisation du chômage optionnelle et aux compagnies d’assurance.
Le Directeur général affirme (à la 16ème minute de son audition au Sénat) que d'ores et déjà 4500 agents de PE auraient la double compétence après 3 ou 7 jours de formation (selon l'origine). La plaisanterie est grosse, il ne s'agit que d'une vitrine et non du fameux « INTERLOCUTEUR UNIQUE » tant vendu pendant la campagne présidentielle par le candidat Sarkozy. En effet, pour pouvoir procéder à l'attribution de la double compétence, il faudrait que chaque agent de Pôle Emploi puisse suivre les 6 mois de formation qui lui manquent. En imaginant qu'il soit possible de retirer chaque semestre 5 % de l'effectif pour le former (en plus des absences « naturelles » : congés, arrêt maladie, etc.) il faudrait 10 ans pour que tous puissent être « baptisés » INTERLOCUTEUR UNIQUE.
En tout état de cause, le véritable objectif en la matière est de ne servir aux demandeurs d’emploi qu‘un « accueil de premier niveau ». Rien à voir avec une véritable volonté de répondre à leurs attentes.
La casse est en route puisque le Conseil d'administration (seule la CGT a voté contre) vient de décider de « confier » à des Opérateurs Privés la réinscription après moins de 6 mois de radiation ! Le démantèlement du Service Public de l' Emploi et de la protection sociale, pour en faire une source de profit pour « les marchands », s'accélère ! Peu leur importe qu'au passage des allocataires aux droits potentiels s'en voient privés.
Nous pouvons donc affirmer qu'aucune des « raisons » avancées pour procéder à cette fusion ne sont et ne seront jamais réalisées !
Le slogan simpliste et démagogique de Sarkozy candidat révèle ses failles.
Les raisons pragmatiques d'un indispensable moratoire à la mise en place des sites mixtes.
Toutes les Organisations Syndicales de Pôle Emploi vous ont demandé un moratoire sur la mise en place de ce dernier, qu'elles furent pour ou contre la fusion dans son principe. Ceci pour une raison simple : la nécessité de laisser les énergies et les compétences se concentrer sur ce qu'elles savent faire sans troubles, ni stress supplémentaire (mobilité contrainte, changement d'équipe, instabilité des encadrements, dilution des responsabilités, etc.). Au-delà des raisons de principes, c’est la seule solution raisonnable aux problèmes que nous rencontrons. C’est le seul moyen de limiter les difficultés que peuvent vivre les personnels en plein désarroi de ne pas pouvoir répondre à la détresse des demandeurs d'emploi entre autres du fait de la pagaille généralisée provoquée par cette fusion.
Lorsque le Directeur général affirme que le traitement aurait été pire si la fusion n'avait pas eu lieu, cela relève de la méthode Coué. Vous prétendez qu'il n'y a plus les files d'attente, mais il sait très bien que ces files d'attentes ont été camouflées derrière le brouillard virtuel du 3949.
Prétendre que le délai de traitement des demandes d'allocation serait de 2 jours, là encore, relève d'une propagande sans scrupule.
Bon nombre de dossiers déposés depuis des lustres en accueil de Pôle emploi ne font l'objet de recensement qu'au moment du traitement. Il s'agit d'une conséquence induite de la gestion par objectif : «le camouflage». Ceci d'autant plus que les Demandeurs d'Emploi n'étant reçus qu'une seule fois pour faire étudier leurs droits, lors de leur inscription, lorsque le dossier est incomplet, il leur est restitué. Mais tous dépôts ultérieurs ne se font que de manière épistolaire sans que jamais le Demandeur d'Emploi ne puisse s'assurer auprès d'un agent, avant dépôt, que le dossier et les pièces qui y sont jointes sont «exploitables» et conformes.
De ce fait, il n'est pas rare que certains allocataires voient leurs dossiers faire 3 ou 4 «navettes» avant que leurs droits ne soient notifiés, cela prend parfois plusieurs mois, il y a donc belles lurettes que les délais liés aux différentes carences et différés sont dépassés au moment du premier paiement. Mais les dégâts sont là du fait du retard administratif : agios, interdictions bancaires voire expulsions locatives.
Mais la règle qui doit prévaloir, si nous avons bien compris c'est « tout va très bien, Monsieur le Président... ! ».
Des recrutements insuffisants mais à former de manière indispensable.
C'est maintenant qu'il y a besoin de renforts. Non pas pour plus de radiations ni de pressions exercées sur les demandeurs d’emploi pour qu’ils acceptent tout ce qui leur serait présenté comme une « offre raisonnable d’emploi », mais pour répondre à leur droit à une qualification et à un contrat de travail qui répondent à leurs demandes.
Pourtant avec les 1840 recrutements que vous annoncez, la réalité tout est autre : 840 (en CDD) d'entre eux sont en lien avec le traitement des CTP, etc. Les 1000 autres seront en CDI, cela fait donc à peine plus d'un agent supplémentaire pour chaque site mixte « annoncé » en fin d'année. Quand seront ils formés à l'ensemble des activités en lien avec les besoins des Demandeurs d'Emploi ? Quand suivront-ils les formations qui pour être sérieuses devraient durer 1 an (2 x 6 mois) ?
En fait, les nouveaux recrutés vont être mis en première ligne face au désespoir et la colère des chômeurs pour « animer les salles d'attente », ce qui revient à dire pour renvoyer ces derniers sur le 3949. Des punching-balls donc, et aucune perspective de formation sérieuse avant des années.
Alors nous disons : « Non, sincèrement, Monsieur le Directeur, tout cela n'est pas bien sérieux, vous savez tout aussi bien que nous que cette fusion avait un fondement idéologique et stratégique ».
Non seulement cette fusion casse des principes fondateurs de garantie d’égalité et met à mal ceux de la Protection Sociale Solidaire, mais sa mise en oeuvre génère du mal-vivre au travail, de la souffrance et contribue à amener nos collègues les plus fragiles à parfois passer à des actes désespérés. Mais également des situations dramatiques pour les Demandeurs d'Emploi, qui ne sont plus traités avec la considération à laquelle ils ont légitimement droit.
Quant aux Responsables, ils devraient leur être possible d’opposer « aux princes qui nous gouvernent » que la situation ne permet pas de mettre en oeuvre Pôle Emploi, sinon cela reviendrait à vider le terme de RESPONSABLE de son sens et le transformer en synonyme de « courtisan ».
Les raisons fondamentales de cette fusion ne résidaient donc pas dans un souci d'efficacité mais bien dans des motivations idéologiques et stratégiques.
Les syndicats CGT des Assedic et la CGT ANPE étaient opposés pour des raisons de fond à la fusion, opposition du fait que cette fusion n'a pour seule raison d'être la casse de deux fondements de notre société acquis à l'issue de la guerre :
1°) le Service Public, garant de l'égalité de traitement des citoyens.
2°) Une protection Sociale Solidaire par le salaire socialisé (salaire différé).
La stratégie est simple :
· casser les deux concepts en les fusionnant et en les vidant de toute leur substance ;
· utiliser l'indemnisation et l’aide au retour à l’emploi comme outils de coercition à l'encontre des demandeurs d'emploi ;
· manipuler les chiffres du chômage pour les rendre « présentables ».
AUJOURD'HUI, LA DIRECTION DOIT LAISSER LES PERSONNELS DE TOUTES ORIGINES SE CONCENTRER SUR LEURS SAVOIR-FAIRE AFIN DE PERMETTRE A CHACUN D'ENTRE EUX DE RÉPONDRE AUX ATTENTES DES DEMANDEURS D'EMPLOI AVEC L'EFFICACITÉ A LAQUELLE ILS ONT DROIT.
« MONSIEUR LE DIRECTEUR ARRETEZ LA CASSE ! »
MORATOIRE SUR LA MISE EN PLACE DE PÔLE EMPLOI
TOUTES, TOUS EN GRÈVE LE 18 JUIN !
Pôle emploi :
Un bilan complètement négatif
La loi sur la fusion a été adoptée le 13 février 2008, mais qu’en est-il vraiment ?
Rappelons les raisons affichées par le candidat Sarkozy pour que cette fusion se fasse.
Le slogan était «plus de proximité et un interlocuteur unique capable de répondre à tous types de questions de l'inscription au reclassement en passant par l'indemnisation et le suivi» donc deux « idées » : une plus grande proximité géographique et un seul interlocuteur polyvalent.
Faisons le bilan réel de ces deux affirmations, l'une après l'autre.
« Plus de proximité »
Avant fusion, il y avait 650 implantations Assedic et 900 implantations ANPE ; si certaines villes n'avaient que l’une des deux, cela représentait plus de 1500 implantations au total. Le Directeur général, lors de son audition au Sénat, a affirmé que Pôle Emploi serait constitué de 946 sites mixtes à fin octobre 2009 (soit à peine plus que les ex-implantations ANPE) Cela créera des déserts complets. De plus, les implantations à venir sont loin d'être en phase avec les réseaux de transports en commun.
Comme d'habitude, ce seront les zones rurales qui seront délaissées. Nous allons vers des (très) grosses unités au détriment des services de proximité (voir à ce sujet la colère du Député Maire UMP de la Ferté-Alais). Dans certaines petites localités, il y avait soit l'ANPE ou l'ASSEDIC, mais demain dans tous les cas de figure, le demandeur d'emploi devra faire 30 km ou plus par tous les temps (parfois à mobylette ou à vélo, moyens de transport dont vous faites la promotion) pour se rendre, chaque mois, à ses convocations. Quelle drôle de conception de la «proximité» !
De plus, cette restructuration immobilière, faite à la hâte pour satisfaire là aussi un « bon de commande » présidentiel, sans référentiel établi, négocié avec les Représentants du Personnel, est bien loin d’assurer la meilleur ergonomie possible aux agents (Un bureau affecté à chaque agent) et de prendre en compte les impératifs de sécurité (double accès dans chaque bureau, dont l’un donnant sur un couloir de dégagement). De plus elle s’effectue sans moyen financier adapté à reconfigurer les aménagements des agences en fonction de la nouvelle offre de service, et des flux de visites. Les dossiers présentés dans les différents comités d’établissements sont des bidouillages de combinaisons entre les réseaux Assédic et Anpe sans réelle cohérence. Conséquences, les personnels perdent leur temps en déplacements inutiles et les DE sont dans des espaces qui ne conviennent pas, avec le plus souvent une signalétique défaillante. Pire, à terme, Pôle Emploi se retrouvera avec un parc immobilier inadapté tant au niveau du nombre et des lieux d’implantation qu’en terme de fonctionnalité pour faire face à ses missions. Quelle gabegie en perspective !
«L'interlocuteur unique»
Auparavant, dans les deux organismes (ANPE et ASSEDIC), les temps de formation aux réglementations étaient d'environ 6 mois pour en appréhender la théorie. Maintenant, il faudrait aux collègues issus de l’ASSEDIC être formés et performants sur 35 domaines, dont l’examen montre bien qu’un une vraie formation ne peut absolument, pas tenir dans les 7 jours de la session.
Par ailleurs, il faut savoir par exemple que la réglementation de l'Assurance Chômage tient compte des particularités professionnelles à travers 12 annexes différentes en plus du régime général, car les spécificités d'exercice des métiers des marins de commerce ne sont pas les mêmes que celles des ouvriers agricoles, des personnels navigants de l'aviation civile ou des assistantes maternelles. Par exemple, le fait qu'un marin de commerce ne puisse pas rentrer chez lui une fois son «quart» à bord terminé est pris en compte par la réglementation dans le calcul de « l'affiliation » (temps de travail nécessaire pour ouvrir des droits) en intégrant les congés dans cette affiliation.
La « simplification » demandée par Monsieur Wauquiez aboutirait à la création d’une allocation forfaitaire unique a minima, ouvrant la porte à une indemnisation du chômage optionnelle et aux compagnies d’assurance.
Le Directeur général affirme (à la 16ème minute de son audition au Sénat) que d'ores et déjà 4500 agents de PE auraient la double compétence après 3 ou 7 jours de formation (selon l'origine). La plaisanterie est grosse, il ne s'agit que d'une vitrine et non du fameux « INTERLOCUTEUR UNIQUE » tant vendu pendant la campagne présidentielle par le candidat Sarkozy. En effet, pour pouvoir procéder à l'attribution de la double compétence, il faudrait que chaque agent de Pôle Emploi puisse suivre les 6 mois de formation qui lui manquent. En imaginant qu'il soit possible de retirer chaque semestre 5 % de l'effectif pour le former (en plus des absences « naturelles » : congés, arrêt maladie, etc.) il faudrait 10 ans pour que tous puissent être « baptisés » INTERLOCUTEUR UNIQUE.
En tout état de cause, le véritable objectif en la matière est de ne servir aux demandeurs d’emploi qu‘un « accueil de premier niveau ». Rien à voir avec une véritable volonté de répondre à leurs attentes.
La casse est en route puisque le Conseil d'administration (seule la CGT a voté contre) vient de décider de « confier » à des Opérateurs Privés la réinscription après moins de 6 mois de radiation ! Le démantèlement du Service Public de l' Emploi et de la protection sociale, pour en faire une source de profit pour « les marchands », s'accélère ! Peu leur importe qu'au passage des allocataires aux droits potentiels s'en voient privés.
Nous pouvons donc affirmer qu'aucune des « raisons » avancées pour procéder à cette fusion ne sont et ne seront jamais réalisées !
Le slogan simpliste et démagogique de Sarkozy candidat révèle ses failles.
Les raisons pragmatiques d'un indispensable moratoire à la mise en place des sites mixtes.
Toutes les Organisations Syndicales de Pôle Emploi vous ont demandé un moratoire sur la mise en place de ce dernier, qu'elles furent pour ou contre la fusion dans son principe. Ceci pour une raison simple : la nécessité de laisser les énergies et les compétences se concentrer sur ce qu'elles savent faire sans troubles, ni stress supplémentaire (mobilité contrainte, changement d'équipe, instabilité des encadrements, dilution des responsabilités, etc.). Au-delà des raisons de principes, c’est la seule solution raisonnable aux problèmes que nous rencontrons. C’est le seul moyen de limiter les difficultés que peuvent vivre les personnels en plein désarroi de ne pas pouvoir répondre à la détresse des demandeurs d'emploi entre autres du fait de la pagaille généralisée provoquée par cette fusion.
Lorsque le Directeur général affirme que le traitement aurait été pire si la fusion n'avait pas eu lieu, cela relève de la méthode Coué. Vous prétendez qu'il n'y a plus les files d'attente, mais il sait très bien que ces files d'attentes ont été camouflées derrière le brouillard virtuel du 3949.
Prétendre que le délai de traitement des demandes d'allocation serait de 2 jours, là encore, relève d'une propagande sans scrupule.
Bon nombre de dossiers déposés depuis des lustres en accueil de Pôle emploi ne font l'objet de recensement qu'au moment du traitement. Il s'agit d'une conséquence induite de la gestion par objectif : «le camouflage». Ceci d'autant plus que les Demandeurs d'Emploi n'étant reçus qu'une seule fois pour faire étudier leurs droits, lors de leur inscription, lorsque le dossier est incomplet, il leur est restitué. Mais tous dépôts ultérieurs ne se font que de manière épistolaire sans que jamais le Demandeur d'Emploi ne puisse s'assurer auprès d'un agent, avant dépôt, que le dossier et les pièces qui y sont jointes sont «exploitables» et conformes.
De ce fait, il n'est pas rare que certains allocataires voient leurs dossiers faire 3 ou 4 «navettes» avant que leurs droits ne soient notifiés, cela prend parfois plusieurs mois, il y a donc belles lurettes que les délais liés aux différentes carences et différés sont dépassés au moment du premier paiement. Mais les dégâts sont là du fait du retard administratif : agios, interdictions bancaires voire expulsions locatives.
Mais la règle qui doit prévaloir, si nous avons bien compris c'est « tout va très bien, Monsieur le Président... ! ».
Des recrutements insuffisants mais à former de manière indispensable.
C'est maintenant qu'il y a besoin de renforts. Non pas pour plus de radiations ni de pressions exercées sur les demandeurs d’emploi pour qu’ils acceptent tout ce qui leur serait présenté comme une « offre raisonnable d’emploi », mais pour répondre à leur droit à une qualification et à un contrat de travail qui répondent à leurs demandes.
Pourtant avec les 1840 recrutements que vous annoncez, la réalité tout est autre : 840 (en CDD) d'entre eux sont en lien avec le traitement des CTP, etc. Les 1000 autres seront en CDI, cela fait donc à peine plus d'un agent supplémentaire pour chaque site mixte « annoncé » en fin d'année. Quand seront ils formés à l'ensemble des activités en lien avec les besoins des Demandeurs d'Emploi ? Quand suivront-ils les formations qui pour être sérieuses devraient durer 1 an (2 x 6 mois) ?
En fait, les nouveaux recrutés vont être mis en première ligne face au désespoir et la colère des chômeurs pour « animer les salles d'attente », ce qui revient à dire pour renvoyer ces derniers sur le 3949. Des punching-balls donc, et aucune perspective de formation sérieuse avant des années.
Alors nous disons : « Non, sincèrement, Monsieur le Directeur, tout cela n'est pas bien sérieux, vous savez tout aussi bien que nous que cette fusion avait un fondement idéologique et stratégique ».
Non seulement cette fusion casse des principes fondateurs de garantie d’égalité et met à mal ceux de la Protection Sociale Solidaire, mais sa mise en oeuvre génère du mal-vivre au travail, de la souffrance et contribue à amener nos collègues les plus fragiles à parfois passer à des actes désespérés. Mais également des situations dramatiques pour les Demandeurs d'Emploi, qui ne sont plus traités avec la considération à laquelle ils ont légitimement droit.
Quant aux Responsables, ils devraient leur être possible d’opposer « aux princes qui nous gouvernent » que la situation ne permet pas de mettre en oeuvre Pôle Emploi, sinon cela reviendrait à vider le terme de RESPONSABLE de son sens et le transformer en synonyme de « courtisan ».
Les raisons fondamentales de cette fusion ne résidaient donc pas dans un souci d'efficacité mais bien dans des motivations idéologiques et stratégiques.
Les syndicats CGT des Assedic et la CGT ANPE étaient opposés pour des raisons de fond à la fusion, opposition du fait que cette fusion n'a pour seule raison d'être la casse de deux fondements de notre société acquis à l'issue de la guerre :
1°) le Service Public, garant de l'égalité de traitement des citoyens.
2°) Une protection Sociale Solidaire par le salaire socialisé (salaire différé).
La stratégie est simple :
· casser les deux concepts en les fusionnant et en les vidant de toute leur substance ;
· utiliser l'indemnisation et l’aide au retour à l’emploi comme outils de coercition à l'encontre des demandeurs d'emploi ;
· manipuler les chiffres du chômage pour les rendre « présentables ».
AUJOURD'HUI, LA DIRECTION DOIT LAISSER LES PERSONNELS DE TOUTES ORIGINES SE CONCENTRER SUR LEURS SAVOIR-FAIRE AFIN DE PERMETTRE A CHACUN D'ENTRE EUX DE RÉPONDRE AUX ATTENTES DES DEMANDEURS D'EMPLOI AVEC L'EFFICACITÉ A LAQUELLE ILS ONT DROIT.
« MONSIEUR LE DIRECTEUR ARRETEZ LA CASSE ! »
MORATOIRE SUR LA MISE EN PLACE DE PÔLE EMPLOI
TOUTES, TOUS EN GRÈVE LE 18 JUIN !
TOUT VA BIEN !
La CGT a alerté la Direction sur une communication en totale inadéquation avec la réalité du terrain lors du dernier Comité d’Etablissement du 30 Avril dernier.
Nous sommes confrontés chaque jour à des demandeurs d’emploi à qui l’on fait croire qu’avec Pôle emploi tout ira mieux, nous mettant ainsi en difficulté du fait de la situation actuelle.
En minimisant la réalité, la Direction fait une nouvelle fois preuve d’angélisme.
Quand le Pôle emploi voit les signes... d'une décroissance du chômage !
Extrait du Paris Normandie du 9 Mai dernier.
Dans l'agglomération, les chiffres du chômage augmentent mois après mois.Mais le bassin rouennais résiste mieux que le reste de la Haute-Normandie.
Bien palpables, la crise économique, ses dégraissages et ses plans sociaux. Il semble néanmoins que le zoom braqué en permanence sur la récession actuelle a un effet grossissant. Du moins en ce qui concerne le chômage
.Dans le bassin d'emploi rouennais, comme ailleurs dans le pays, les chiffres augmentent à un rythme élevé depuis septembre dernier. Pas question de jouer les autruches, mais…
« Nous sommes encore loin, très loin des chiffres des années quatre-vingt-dix et du début des années 2000. Actuellement, nous retrouvons le niveau de 2005. » Graphiques et courbes à l'appui, Frédérique Pellier analyse - et relativise - la poussée actuelle du chômage.Et la responsable « statistiques, études et évaluation » au Pôle Emploi, nouvelle appellation de l'Anpe depuis sa fusion avec les Assedic, de préciser : « Bien sûr qu'il se passe quelque chose, les offres diminuent et les demandes augmentent. Des gens souffrent, la crise est réelle, grave, mais ce n'est pas la catastrophe, pas tout noir. Ça pourrait être pire, il y a de l'emploi. Certains secteurs, comme l'hôtellerie, connaissent encore des difficultés pour recruter… »Plus dur à la campagne
Avec 19 000 demandeurs d'emploi recensés au 31 mars 2009, sur un total de 76 000 pour l'ensemble de la Haute-Normandie, le bassin d'emploi rouennais - dont les contours dépassent ceux de l'Agglomération - fait moins bien que l'an dernier à pareille époque (15 600 chômeurs à la fin mars 2008). Loin d'être une surprise.En revanche, fait positif, la capitale haut-normande et ses environs résistent - un peu - mieux que le reste de la région. Dans le langage de la spécialiste ès statistiques au Pôle Emploi, ça donne : « La zone est globalement moins impactée. En ville, l'accès à l'emploi reste plus facile qu'en milieu rural. »Un chiffre illustre le phénomène : dans la catégorie A, celle des demandeurs d'emploi sans aucune activité, la Haute-Normandie a pris dans les dents une hausse de 26 % en un an. A Rouen ça grimpe aussi, mais de 21,7 % seulement.
Et la suite ? Invitée à se projeter dans les mois et semaines à venir, Frédérique Pellier ne s'avance pas. Tout juste glisse-t-elle : « Dans l'intérim par exemple, des signes, des prémices d'amélioration se font sentir. Il s'agit peut-être d'un signe de décroissance du chômage ».
Croisons les doigts.
GILLES TRIOLIER
La CGT dénonce cette mauvaise foi qui met en danger les agents de Pôle emploi Haute-Normandie.
Nous sommes confrontés chaque jour à des demandeurs d’emploi à qui l’on fait croire qu’avec Pôle emploi tout ira mieux, nous mettant ainsi en difficulté du fait de la situation actuelle.
En minimisant la réalité, la Direction fait une nouvelle fois preuve d’angélisme.
Quand le Pôle emploi voit les signes... d'une décroissance du chômage !
Extrait du Paris Normandie du 9 Mai dernier.
Dans l'agglomération, les chiffres du chômage augmentent mois après mois.Mais le bassin rouennais résiste mieux que le reste de la Haute-Normandie.
Bien palpables, la crise économique, ses dégraissages et ses plans sociaux. Il semble néanmoins que le zoom braqué en permanence sur la récession actuelle a un effet grossissant. Du moins en ce qui concerne le chômage
.Dans le bassin d'emploi rouennais, comme ailleurs dans le pays, les chiffres augmentent à un rythme élevé depuis septembre dernier. Pas question de jouer les autruches, mais…
« Nous sommes encore loin, très loin des chiffres des années quatre-vingt-dix et du début des années 2000. Actuellement, nous retrouvons le niveau de 2005. » Graphiques et courbes à l'appui, Frédérique Pellier analyse - et relativise - la poussée actuelle du chômage.Et la responsable « statistiques, études et évaluation » au Pôle Emploi, nouvelle appellation de l'Anpe depuis sa fusion avec les Assedic, de préciser : « Bien sûr qu'il se passe quelque chose, les offres diminuent et les demandes augmentent. Des gens souffrent, la crise est réelle, grave, mais ce n'est pas la catastrophe, pas tout noir. Ça pourrait être pire, il y a de l'emploi. Certains secteurs, comme l'hôtellerie, connaissent encore des difficultés pour recruter… »Plus dur à la campagne
Avec 19 000 demandeurs d'emploi recensés au 31 mars 2009, sur un total de 76 000 pour l'ensemble de la Haute-Normandie, le bassin d'emploi rouennais - dont les contours dépassent ceux de l'Agglomération - fait moins bien que l'an dernier à pareille époque (15 600 chômeurs à la fin mars 2008). Loin d'être une surprise.En revanche, fait positif, la capitale haut-normande et ses environs résistent - un peu - mieux que le reste de la région. Dans le langage de la spécialiste ès statistiques au Pôle Emploi, ça donne : « La zone est globalement moins impactée. En ville, l'accès à l'emploi reste plus facile qu'en milieu rural. »Un chiffre illustre le phénomène : dans la catégorie A, celle des demandeurs d'emploi sans aucune activité, la Haute-Normandie a pris dans les dents une hausse de 26 % en un an. A Rouen ça grimpe aussi, mais de 21,7 % seulement.
Et la suite ? Invitée à se projeter dans les mois et semaines à venir, Frédérique Pellier ne s'avance pas. Tout juste glisse-t-elle : « Dans l'intérim par exemple, des signes, des prémices d'amélioration se font sentir. Il s'agit peut-être d'un signe de décroissance du chômage ».
Croisons les doigts.
GILLES TRIOLIER
La CGT dénonce cette mauvaise foi qui met en danger les agents de Pôle emploi Haute-Normandie.
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