vendredi 5 juin 2009

TOUT VA BIEN !

La CGT a alerté la Direction sur une communication en totale inadéquation avec la réalité du terrain lors du dernier Comité d’Etablissement du 30 Avril dernier.
Nous sommes confrontés chaque jour à des demandeurs d’emploi à qui l’on fait croire qu’avec Pôle emploi tout ira mieux, nous mettant ainsi en difficulté du fait de la situation actuelle.
En minimisant la réalité, la Direction fait une nouvelle fois preuve d’angélisme.

Quand le Pôle emploi voit les signes... d'une décroissance du chômage !
Extrait du Paris Normandie du 9 Mai dernier.



Dans l'agglomération, les chiffres du chômage augmentent mois après mois.Mais le bassin rouennais résiste mieux que le reste de la Haute-Normandie.
Bien palpables, la crise économique, ses dégraissages et ses plans sociaux. Il semble néanmoins que le zoom braqué en permanence sur la récession actuelle a un effet grossissant. Du moins en ce qui concerne le chômage
.Dans le bassin d'emploi rouennais, comme ailleurs dans le pays, les chiffres augmentent à un rythme élevé depuis septembre dernier. Pas question de jouer les autruches, mais…
« Nous sommes encore loin, très loin des chiffres des années quatre-vingt-dix et du début des années 2000. Actuellement, nous retrouvons le niveau de 2005. » Graphiques et courbes à l'appui, Frédérique Pellier analyse - et relativise - la poussée actuelle du chômage.Et la responsable « statistiques, études et évaluation » au Pôle Emploi, nouvelle appellation de l'Anpe depuis sa fusion avec les Assedic, de préciser : « Bien sûr qu'il se passe quelque chose, les offres diminuent et les demandes augmentent. Des gens souffrent, la crise est réelle, grave, mais ce n'est pas la catastrophe, pas tout noir. Ça pourrait être pire, il y a de l'emploi. Certains secteurs, comme l'hôtellerie, connaissent encore des difficultés pour recruter… »Plus dur à la campagne
Avec 19 000 demandeurs d'emploi recensés au 31 mars 2009, sur un total de 76 000 pour l'ensemble de la Haute-Normandie, le bassin d'emploi rouennais - dont les contours dépassent ceux de l'Agglomération - fait moins bien que l'an dernier à pareille époque (15 600 chômeurs à la fin mars 2008). Loin d'être une surprise.En revanche, fait positif, la capitale haut-normande et ses environs résistent - un peu - mieux que le reste de la région. Dans le langage de la spécialiste ès statistiques au Pôle Emploi, ça donne : « La zone est globalement moins impactée. En ville, l'accès à l'emploi reste plus facile qu'en milieu rural. »Un chiffre illustre le phénomène : dans la catégorie A, celle des demandeurs d'emploi sans aucune activité, la Haute-Normandie a pris dans les dents une hausse de 26 % en un an. A Rouen ça grimpe aussi, mais de 21,7 % seulement.
Et la suite ? Invitée à se projeter dans les mois et semaines à venir, Frédérique Pellier ne s'avance pas. Tout juste glisse-t-elle : « Dans l'intérim par exemple, des signes, des prémices d'amélioration se font sentir. Il s'agit peut-être d'un signe de décroissance du chômage ».
Croisons les doigts.
GILLES TRIOLIER

La CGT dénonce cette mauvaise foi qui met en danger les agents de Pôle emploi Haute-Normandie.