Le 24 septembre 2009 s’est tenue une réunion de « négociation salariale pour les salariés de droit privé de Pôle emploi ».
Il s’est avéré très rapidement que la DG n’avait aucune intention de négocier quoi que ce soit. Elle s’était engagée dans un « accord » de janvier 2009 à tenir cette réunion avant le 1er octobre. Une fois de plus elle s’est débarrassée de ses engagements par une mascarade.
En fait, la DG affirme que les augmentations salariales qu’elle a accordées en janvier 2009 suffisent largement.
« La direction n’a pas l’intention de procéder à de nouvelles mesures d’augmentations générales en 2009. Elle proposera une future réunion sur ce sujet en janvier 2010 » !
D’ici là les personnels devront se contenter d’hypothétiques « mesures individuelles ».
Pour la CGT, le compte n’y est absolument pas.
Pour les salariés de droit privé, les mesures salariales obtenues en janvier 2009 ne constituent qu’un début de rattrapage très insuffisant de l’érosion de leur pouvoir d’achat subie depuis plusieurs années.
Nous revendiquons de véritables mesures d’augmentations générales pour tous.
Concernant les agents publics, et s’ajoutant aux luttes d’ensemble auxquelles nous devons participer avec toute la fonction publique, nous affirmons une fois de plus que la direction générale doit ouvrir de véritables négociations dans le cadre du statut public. Ces négociations doivent aboutir à une véritable réforme de la grille des salaires des agents publics de Pôle emploi ; les crédits existants qui sont consacrés aux primes individualisées doivent être utilisés au versement de trois mois de rémunération supplémentaire (15 mois) à chaque agent.
La direction générale vient encore de confirmer ce qui est son modèle en matière de gestion des « ressources humaines ». Qu’il s’agisse de déroulements de carrière ou de politique salariale le concept qui doit dominer est l’individualisation et l’évaluation managériale. C’est le modèle qu’elle veut imposer dans la négociation en cours de la future CCN.
Pour la CGT, c’est exactement l’inverse de ce que nous voulons obtenir.
Paris, le 24 septembre 2009
