dimanche 18 octobre 2009

LA DG NE VEUT DECIDEMENT RIEN ENTENDRE

Le directeur général a rencontré les organisations syndicales de Pôle emploi, à sa demande, le 16 octobre 2009.

En organisant cette rencontre quelques jours avant la grève du 20 octobre à laquelle sont appelés les personnels de Pôle emploi, il n’avait qu’un seul objectif : casser la force de la mobilisation qui est en train de se construire contre les projets destructeurs qu’il veut mettre en œuvre.

Le DG renvoie au ministre et au Conseil d’administration la responsabilité des objectifs et du calendrier.
Mais il reste convaincu que les sites mixtes et l’entretien unique sont de bonnes choses. Pour lui le « malaise » des agents vient de ce qu’ils seraient dans l’incertitude et qu’on n’irait pas assez vite pour les mettre en place.
Il veut en finir le plus rapidement possible avec les négociations de la CCN et la mettre à la signature au plus tard le 29 octobre. Il persiste à renvoyer à plus tard des éléments aussi fondamentaux que la classification, la formation, le temps de travail…
Quant au statut public, il déclare « je me concentre sur le droit d’option, pas sur le devenir du statut lui-même ». Il s’en préoccupera en fonction du nombre d’agents qui auront conservé leur statut d’agents de l’Etat.
L’embauche en CDI des CDD arrivant au terme de 12 mois de précarité (c’est son annonce choc du jour) lui servira notamment à pérenniser les plateformes téléphoniques régionales qui concentrent à la fois de mauvaises qualités de service aux usagers et des conditions de travail insupportables.

Le DG a en fait très rapidement démontré qu’il n’a absolument pas l’intention de satisfaire nos revendications. Une fois de plus, il a considéré cette réunion comme un passage obligé dans un simulacre de « concertation sociale », l’essentiel étant pour lui d’avancer comme un char d’assaut, sans tenir le moindre compte des exigences des personnels.

Pour la CGT Pôle emploi, il est indispensable de ne pas se laisser abuser par la propagande et les manœuvres de la direction.

Plus que jamais, il est important de faire grandir la mobilisation pour combattre les politiques et les décisions qui dénaturent nos missions, qui se traduisent par une organisation du travail portant atteinte aux intérêts des usagers et du personnel, et qui multiplie les attaques contre les droits collectifs et individuels des personnels.

La manœuvre du DG a échoué
Toutes les organisations syndicales maintiennent leur appel
Tous en grève le 20 octobre 2009

NB : les épreuves de promotion qui devaient avoir lieu le 20 octobre sont reportées au 29 octobre.

Paris, le 16 octobre 2009

vendredi 16 octobre 2009

POURQUOI SOMMES NOUS EN GREVE ?

La fusion de l’ANPE et des ASSEDIC a été mise en place à marche forcée, sans aucune préparation, sans aucune anticipation alors que les deux organismes sont très différents, missions différentes, statuts différents, culture différente. Elle était pensée pour un taux de chômage à 5%, la crise n’était pas prévue. La fusion est effective depuis le début de l’année, que constatons-nous :

Pour les agents.
Les conditions de travail se sont dégradées sous l’effet conjugué de la montée du chômage et de la désorganisation des services, ce qui se traduit pour les agents par une véritable souffrance, une démotivation et un vrai ras le bol.
- Les métiers de l’indemnisation et du placement sont bradés au nom d’une illusoire polyvalence, il est impensable d’acquérir le métier de l’autre avec 4 ou 5 jours de formation.
- Les charges sont très lourdes des portefeuilles pouvant aller jusqu'à 200 demandeurs en suivi.
- Des objectifs irréalistes pour l’encadrement et les agents, des ordres et des contre-ordres incessants.
- On assiste à un nivellement par le bas de nos métiers, notamment avec l’entretien unique qui se met en place coûte que coûte sans tenir compte de la réalité.
- Le déploiement des sites mixtes continue à un rythme effréné, sans préparation ni anticipation, problèmes de matériel, de connexion informatique, de téléphone, de nomadisme pour les agents qui doivent se déplacer d’un site à l’autre….. pour les usagers qui ne savent plus ou ils doivent aller.

Pour les usagers
- Les agents ne peuvent pas mener de front deux métiers aussi différents et complexes, de ce fait ils ne peuvent pas toujours répondre aux questions des chômeurs ce qui engendre de l’agressivité.
Tout est fait pour éloigner les usagers des services en les orientant obligatoirement vers le 39/49.
- Les agents ne peuvent pas mener de front deux métiers aussi différents et complexes, de ce fait ils ne peuvent pas toujours répondre aux questions des chômeurs ce qui engendre tension et agressivité
- Des convocations systématiques sous peine de radiation, ne répondent pas aux besoins réels des demandeurs alors que dans le même temps ils ne peuvent plus être reçus spontanément dans un site
- Très souvent des CDD sont positionnés sur des postes d’accueil et ne peuvent qu’orienter vers le 39/49.
faute de formation suffisante.
- La durée des entretiens est de plus en plus réduite
- Malgré les dénégations de la direction il y a toujours des dossiers indemnisation en retard environ 6000 actuellement.
- Des délais parfois assez longs avant un premier rendez-vous.
- La Direction incite les agents à mettre en place l’Offre Raisonnable d’Emploi et les sanctions qui en découlent pour les chômeurs si elle n’est pas acceptée. Comme elle voudrait les transformer en auxiliaires de police en leur demandant de vérifier l’authenticité des papiers alors que ce n’est pas le rôle, ni le métier du personnel de Pôle Emploi
- Les agents ont obligation de prescrire des suivis par des opérateurs privés reconnus moins efficaces que le service public

Aujourd’hui le service rendu n’est satisfaisant pour personne, usagers demandeurs d’emploi comme employeurs et agents.
Nous demandons des moyens supplémentaires pour un véritable service public de l’emploi, une pause dans la mise en œuvre de la fusion.


20 Octobre 2009 ENSEMBLE AGISSONS !!!

greve de mardi 20/10/09

TOUS EN GREVE A POLE EMPLOI!!!

Devant la dégradation croissante de nos conditions de travail et du service rendu aux usagers, les Organisations Syndicales de Pôle Emploi de Haute-Normandie appellent les personnels à manifester
devant le site de Pôle emploi à 9H30,
1 Place Cauchoise à ROUEN

Il n’est pas acceptable pour nous de laisser la Direction mener des réformes qui vont à l’encontre des intérêts des usagers et de nos conditions de travail.

 La mise en place contrainte des sites mixtes en est un exemple. Sans aucune concertation avec les salariés, la Direction procède au réaménagement des locaux. Alors qu'il était possible d'améliorer les conditions de travail de tous, le "nomadisme" de bureau est imposé à tous!
Les usagers se rendant sur un site Pôle emploi et qui se voient répondre qu’ils doivent aller ailleurs ont du mal à comprendre en quoi la fusion est une simplification de leurs démarches !

 Face à l’augmentation du nombre de sans-emploi et donc des portefeuilles des agents, la Direction fait appel à la sous-traitance au lieu de recruter et former de nouveaux agents! Il est vrai qu’en juillet dernier, dans une interview à la presse, Laurent Wauquiez indiquait qu’en l’état actuel, le personnel de Pôle emploi est trop nombreux pour une situation économique stabilisée. Comprenne qui voudra !

 Notre travail ne consiste pas à assurer un « flicage » des DE en les convoquant chaque mois à des entretiens au cours desquels nous savons pertinemment que ce ne seront pas des offres d’emploi que nous aurons à leur proposer mais un accompagnement chez un prestataire, dont la Direction générale convient elle-même que les résultats en terme de placement sont inférieurs aux nôtres!
Nous sommes attachés à un travail de qualité dont le but n’est pas de répondre à un objectif statistique, mais bien aux besoins des usagers.

 L’Entretien Unique d’Inscription doit démarrer le 26 octobre (date donnée lors du dernier CET) alors que tous les agents n’ont pas reçue la formation. Formation dérisoire au regard des enjeux. Et dans quelles conditions : alors que les ex-ANPE recevront une formation de 4 jours (c’est Byzance !), les ex-Assédic la feront en une journée, rien de moins !
Le prétexte de l’entretien unique invoqué par la Direction est un gain de temps pour le « client ». Ne s’agirait-il pas plutôt de gain sur la masse salariale ? Un entretien de 45 mn contre deux entretiens de 30 mn avec une seule compétence. Où est le gain pour le DE ?

 Nous refusons qu’une convention collective nationale (CCN) concernant 45.000 salariés soit négociée à marche forcée.
Nous n’acceptons pas la finalisation d’une CCN soumise à signature alors que de nombreux points fondamentaux tels que la formation, la durée du temps de travail, salaires et déroulement de carrière, activités sociales et culturelles… sont renvoyés à une négociation ultérieure tout en sachant qu’en cas d’échec ces points seront revus sur la base minimale du Code du Travail.
Sur de nombreux points, les décisions de la Direction ne respectent pas les engagements de la Ministre sur le « meilleur des deux ».

Que nous soyons issus de l'ASSEDIC ou de l'ANPE, peu importe !

Ce qui nous rassemble est bien plus fort que ce qui nous sépare !

L'union fait la force !

Rendez-vous mardi 20 octobre 2009
à 9h30 Place Cauchoise!

jeudi 15 octobre 2009

GREVE DU 20/10/09

TOUTES ET TOUS EN GREVE à POLE EMPLOI le 20 octobre 2009

Les organisations syndicales signataires de ce texte ont convenu du constat suivant, des revendications communes et d’un appel à un mouvement national de grève de 24 heures le mardi 20 octobre dans l’ensemble du réseau et des services de Pôle Emploi.
Aujourd’hui, nous constatons tous les jours sur le terrain, dans les unités et les services, que la situation devient de plus en plus difficile et intolérable. Au nom de l’affichage d’une fusion « réussie », Pôle Emploi crée mal-être pour les agents et services dégradés pour les usagers.
Conditions de travail et de services aux usagers
Les conditions de travail se dégradent de plus en plus. Cette dégradation est provoquée par :
- le déploiement des Sites Mixtes et de l’Entretien Unique, fait au mépris des Instances Représentatives du Personnel (IRP) et à un rythme effréné
- des orientations et des formations professionnelles insatisfaisantes, déstabilisantes, ne permettant pas aux agents de rendre le service aux usagers,
- des convocations systématiques des demandeurs d’emploi profondément inadaptées à leurs besoins réels, qui leur nient toute possibilité d’être reçus à leur demande
- des taux de charge particulièrement lourds, avec des tailles de portefeuilles insupportables
- un nombre de CDD de plus en plus important
- une sous-traitance et une externalisation livrant aux organismes privés : la mission de placement et d’accompagnement des chômeurs, les plateformes téléphoniques et les services informatiques
- un management par objectifs dont sont également victimes les cadres, placés eux-mêmes sous pression permanente pour respecter des objectifs quantitatifs inatteignables…
Convention Collective Nationale (CCN) et Statut Public
Nous refusons qu’une CCN faite pour servir de référence individuelle et collective pendant de nombreuses années soit négociée à marche forcée.
Nous n’acceptons pas la finalisation d’une CCN soumise à signature alors que des points fondamentaux sont renvoyés à des négociations ultérieures sans aucune sécurité pour les salariés : formation, durée du travail, activités sociales et culturelles, retraites …..
De plus, sur un nombre important de points, le compte n’y est pas et les arbitrages et décisions de la Direction ne respectent pas les engagements de la Ministre sur le « meilleur des deux » , le texte ne contenant pas d’assurance sur la garantie de l’emploi.
En parallèle, nous exigeons que soit ouverte une négociation pour faire évoluer le Statut Public de 2003 et que le décret Fonction Publique modifiant la grille des catégories B soit respecté.
Quels que soient l’origine ou le statut des personnels, la continuité dans le versement des prestations oeuvres
sociales et activités sociales et culturelles doit être assurée.
Pour toutes ces raisons,
Nous disons :
- NON à la dégradation du service rendu aux usagers
- NON à la dégradation des conditions de travail
- NI incertitude, ni brouillard dans la négociation de la CCN
Nous exigeons le :
- RESPECT des procédures d’information/consultation des IRP
- RESPECT d’un rythme de négociation sérieux pour la CCN
- RESPECT du Personnel et des Métiers

compte rendu CHSCT du 29/09/09

Compte rendu du CHSCT Extraordinaire du 29 septembre 2009

Information sur les aménagements immobiliers des sites mixtes de Barentin, Louviers, Pont-Audemer, Rouen Darnétal, Rouen Quevilly, St Etienne du Rouvray et Vernon.

Constatation faite une nouvelle fois sur les imprécisions des plans et le CHSCT déplore pour la énième fois l’absence d’indications concernant, le volume des pièces et bureaux, le nombre d’occupants par bureaux etc, etc….

Le CHSCT déplore également de n’être jamais convié aux réunions de travaux. La Direction proposait qu’un membre par syndicat assiste à ses réunions alors que le CHSCT souhaite que ce soit l’ensemble de ses membres qui participe à ces réunions.

La Direction nous présente les aménagements des sites mixtes.
La Direction nous donne le nombre d’agents prévus sur chaque site, et les questions sont posées notamment sur l’organisation de l’activité du site mixte, sur le nombre de postes de travail par rapport au nombre d’agents, sur l’organisation des files d’attente en site mixte.
Pour cette question, la réponse de M. Slimani a été : double accueil donc double file avec minima 2 personnes (1 Assédic et 1 ANPE) avec, à terme, un souhait de polyvalence soit un agent confirmé + CAE ou CAV. 2 animateurs = 2 postes informatiques et toujours 2 postes de repli en arrière (le poste d’animateur intégrant 1 écran). Les zones d’attentes RDV et téléphone seront clairement définies.

Les élus CGT sont restés très attentifs au fait que sur chaque site l’ATT s’effectue dans des bureaux individuels ainsi certaines copies d’aménagement sont à revoir.

Nous arrivons à l’un des cas les plus épineux, celui de Rouen sud. Le site ex-Assédic serait front off et Quevilly back off. La Direction, apparemment, n’est pas prête sur ces 2 dossiers. Les dossiers ne sont à ce jour pas bouclés et toujours à l’état de réflexion : changement ou pas de site.
Les membres du CHSCT tiennent à préciser à l’ensemble du personnel que le CHSCT n’a en aucune manière demandé tous ces changements.
Une suspension de séance est demandée et à la reprise le CHSCT dit ne pas exclure la possibilité de demander à la Direction de lui présenter de nouvelles possibilités d’aménagements. M. Bodenan nous précise qu’il assume pleinement cette situation. Ce CHSCT s’achève à 14h30.