La fusion de l’ANPE et des ASSEDIC a été mise en place à marche forcée, sans aucune préparation, sans aucune anticipation alors que les deux organismes sont très différents, missions différentes, statuts différents, culture différente. Elle était pensée pour un taux de chômage à 5%, la crise n’était pas prévue. La fusion est effective depuis le début de l’année, que constatons-nous :
Pour les agents.
Les conditions de travail se sont dégradées sous l’effet conjugué de la montée du chômage et de la désorganisation des services, ce qui se traduit pour les agents par une véritable souffrance, une démotivation et un vrai ras le bol.
- Les métiers de l’indemnisation et du placement sont bradés au nom d’une illusoire polyvalence, il est impensable d’acquérir le métier de l’autre avec 4 ou 5 jours de formation.
- Les charges sont très lourdes des portefeuilles pouvant aller jusqu'à 200 demandeurs en suivi.
- Des objectifs irréalistes pour l’encadrement et les agents, des ordres et des contre-ordres incessants.
- On assiste à un nivellement par le bas de nos métiers, notamment avec l’entretien unique qui se met en place coûte que coûte sans tenir compte de la réalité.
- Le déploiement des sites mixtes continue à un rythme effréné, sans préparation ni anticipation, problèmes de matériel, de connexion informatique, de téléphone, de nomadisme pour les agents qui doivent se déplacer d’un site à l’autre….. pour les usagers qui ne savent plus ou ils doivent aller.
Pour les usagers
- Les agents ne peuvent pas mener de front deux métiers aussi différents et complexes, de ce fait ils ne peuvent pas toujours répondre aux questions des chômeurs ce qui engendre de l’agressivité.
Tout est fait pour éloigner les usagers des services en les orientant obligatoirement vers le 39/49.
- Les agents ne peuvent pas mener de front deux métiers aussi différents et complexes, de ce fait ils ne peuvent pas toujours répondre aux questions des chômeurs ce qui engendre tension et agressivité
- Des convocations systématiques sous peine de radiation, ne répondent pas aux besoins réels des demandeurs alors que dans le même temps ils ne peuvent plus être reçus spontanément dans un site
- Très souvent des CDD sont positionnés sur des postes d’accueil et ne peuvent qu’orienter vers le 39/49.
faute de formation suffisante.
- La durée des entretiens est de plus en plus réduite
- Malgré les dénégations de la direction il y a toujours des dossiers indemnisation en retard environ 6000 actuellement.
- Des délais parfois assez longs avant un premier rendez-vous.
- La Direction incite les agents à mettre en place l’Offre Raisonnable d’Emploi et les sanctions qui en découlent pour les chômeurs si elle n’est pas acceptée. Comme elle voudrait les transformer en auxiliaires de police en leur demandant de vérifier l’authenticité des papiers alors que ce n’est pas le rôle, ni le métier du personnel de Pôle Emploi
- Les agents ont obligation de prescrire des suivis par des opérateurs privés reconnus moins efficaces que le service public
Aujourd’hui le service rendu n’est satisfaisant pour personne, usagers demandeurs d’emploi comme employeurs et agents.
Nous demandons des moyens supplémentaires pour un véritable service public de l’emploi, une pause dans la mise en œuvre de la fusion.
20 Octobre 2009 ENSEMBLE AGISSONS !!!
